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Ils rêvaient du Bosphore, de la Mosquée Bleue et Sainte-Sophie, surtout d'envahir l'arène de Besiktas pour se frotter à son public, unique au monde. L'UEFA les en a privés. La faute à cet essaim de fumigènes craqués fin janvier par le parcage marseillais à Bruges, et à l'ordinateur chargé de dresser le calendrier de la Ligue Europa. Les fidèles olympiens savaient que la suspension, par révocation de sursis, allait tomber. Plusieurs d'entre eux, après le tirage au sort, ont croisé les doigts pour que le déplacement inaugural esquive la Turquie (et Glasgow). Perdu. Punis, ils ont dû renoncer au volcan stambouliote. En retard, ils ouvrent un mois plus tard leur tour d'Europe, sur les rives d'une rivière méconnue, la Mur, au pied du château d'Eggenberg et du village natal d'Arnold Schwarzenegger, dans une modeste enceinte de 15322 places.
Les plus impatients ont pris les airs hier, aux aurores, et ont débarqué à la mi-journée sous le ciel grisonnant de Graz. Ils ont visité dans le calme, sous la pluie, et sans heurt le centre historique de la deuxième ville d'Autriche, classé au patrimoine mondial de l'Unesco, profité "d'un lieu où (ils) n'aurai(en)t...
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