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Avec seulement trois petits points au compteur après quatre journées, les hommes du Portugais Rubén Amorim sont déjà dos au mur. Après leur terne prestation livrée ce jeudi à San Siro, les Milanais devront considérablement élever leur niveau de jeu sous peine de prendre la porte dès la première phase du tournoi.
Le succès de la formation hongroise s'est même avéré étriqué : avec un soupçon de réalisme supplémentaire en première période, les visiteurs auraient pu quitter l'une des enceintes les plus mythiques du football européen avec une addition bien plus salée.
Cette rencontre aurait pu consacrer l'attaquant haïtien de Ferencváros, Lenny Joseph. S'il a fini par s'offrir un doublé au coup de sifflet final, le buteur a longtemps manqué de mordant, vendangeant jusqu'à trois occasions franches lors du premier acte en butant avec insistance sur le jeune portier milanais Lorenzo Torriani.
Le contraste est saisissant avec la Juventus. Désormais hissés au cinquième rang avec dix unités au compteur, les Turinois ont validé un précieux succès ce jeudi, non sans frayeur dans les derniers instants, sur le score de 1-2 face à un AZ Alkmaar incapable de museler un intenable Randal Kolo Muani.
L'international français, qui totalise désormais trois réalisations dans l'épreuve, a illuminé l'attaque piémontaise par son tranchant devant les cages, mais aussi par sa vista, illustrée par son offrande sur l'ouverture du score signée du Néerlandais Teun Koopmeiners.
Ce succès probant ne permet toutefois pas aux hommes de Luciano Spalletti de rejoindre Benfica, l'AFC Bournemouth et Ferencváros, les trois seules formations à réaliser un carton plein en remportant l'intégralité de leurs matches jusqu'ici.
Dans le cas de Benfica, la victoire s'est dessinée avec la même autorité que lors des deux journées précédentes contre le Celtic (4-1) et l'Omonia (1-4). Les Portugais ont dompté le Lech Poznań (3-1) grâce aux réalisations de Rafa Silva, de l'Argentin Gianluca Prestianni et de l'Ukrainien Georgiy Sudakov.
Sur la même dynamique irrésistible, l'AFC Bournemouth ne semble savoir conjuguer que le verbe gagner. La formation anglaise a enchaîné un quatrième succès de rang en dominant le Sparta Prague (1-3), qui avait pourtant pris les devants grâce à un chef-d'œuvre signé Ebrima Singateh.
L'attaquant gambien s'est fendu d'un sérieux candidat au but de la saison : parti dans une chevauchée fantastique jusqu'à la surface adverse, le joueur du Sparta a mystifié trois défenseurs d'un crochet dévastateur réservé aux virtuoses.
La joie tchèque fut cependant éphémère. Trois minutes plus tard, à la 38e, l'expulsion du défenseur central norvégien Tobias Guddal a fait basculer la rencontre. Bournemouth en a profité pour renverser la vapeur après le repos grâce à l'Américain Tyler Adams et aux Brésiliens Evanilson et Rayan.
Une issue victorieuse dont n'a pas su s'inspirer Crystal Palace. Les tenants du titre de la Conference League ont dû se contenter d'arracher un nul in extremis à domicile (1-1) face aux Allemands de Hoffenheim, sauvés par une réalisation de leur milieu japonais Daichi Kamada.
Le bilan s'est avéré plus sombre encore pour le troisième représentant de Premier League : Sunderland s'est fait surprendre dans son Stadium of Light par le Dinamo Zagreb (0-2), qui a scellé sa victoire dès la première période grâce à Luka Stojkovic et Dion Beljo, désormais meilleur buteur de la compétition avec quatre réalisations.
Le déplacement s'est révélé infiniment plus souriant pour l'Olympique de Marseille sur la pelouse de Leverkusen. Les hommes de Bruno Genesio, qui n'avaient récolté que des revers jusqu'alors, ont débloqué leur compteur grâce à un boulet de canon magistral de l'Algérien Amine Gouiri à treize minutes du terme.
Une victoire libératrice pour les Phocéens qui, après avoir sombré lors des trois premières journées contre le Besiktas, l'Olympiacos et le Sturm Graz, ont signé une résurrection éclatante face à un Bayer Leverkusen invaincu jusqu'alors dans cette Europa League.