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l'essentiel Ce jeudi 5 novembre, l'Argentin s'est présenté en conférence de presse remonté, ou tout du moins contrarié après certains écrits publiés ces dernières semaines.
Rarement, Mauricio Reggiardo est apparu avec un regard aussi noir à une conférence de presse d'après-match où son équipe avait gagné, avec la manière en plus. Pourtant, l'Argentin, fin communicant, est coutumier de sorties dont il a le secret. Et, d'emblée, dès la première question, il a posé le décor au moment de dévoiler s'il était satisfait de la victoire décrochée par ses hommes contre Biarritz (52-17). "Je ne sais pas. Dites-moi", a-t-il lancé en préambule aux journalistes, avant d'enchaîner. "Quand on gagne contre Dax, c'est un petit Dax. Quand on gagne Nice, vous dites qu'on a été bouffés devant. Quand on gagne Nevers, vous dites que c'est contre une petite équipe..."
L'ancien pilier est alors revenu sur la rencontre face aux Azuréens à Armandie, et les critiques infligées à son huit de devant. "Vous dites qu'on s'est fait marcher dessus devant, mais on marque l'essai de la victoire après un ballon porté. On gagne la dernière mêlée avec Archil Nozadze, Pierre Jouvin et Gael Galván. On a Damien Bozic et Taniela Matakaiongo en seconde ligne, et Kolinio Ramoka en numéro huit", détaille-t-il. "Mais, quand les coachs et les joueurs sont venus en conférence de presse, vous n'avez parlé que des avants de Nice. Cela me dérange."
Pour Reggiardo, les Agenais "ont fait une performance" face à Dax, mais aussi face aux Azuréens ou contre Biarritz, où il manquait quatre piliers gauches (Florent Guion est en reprise, Hans Lombard-Buret, Akato Fakatika et Julien Koteureu à l'infirmerie). "Mais, soit c'est normal, soit c'est l'adversaire qui est mauvais", explique le manager.
Jamais présent en conférence de presse après une victoire, le Puma a donc dérogé à sa règle, et a mis les points sur les I ce jeudi. "C'est pour cela que je suis là", tranche-t-il, se disant malgré tout "content et fier" de ses hommes, mais regrettant le manque de mise en lumière de "l'état d'esprit du groupe", évoquant certains joueurs. "Il y a Iban Etcheverry qui fêtait sa centième. J'ai une pensée pour Dorian Bellot, qui n'est pas là et fait ses examens. Lucas Martins ne va pas en sélection pour rester avec le club. Je le mets hors-groupe, mais il est là, et il est content. L'état d'esprit, c'est notre force. J'aimerais qu'il soit davantage mis en valeur à l'avenir", détaille-t-il. "Il y a la blessure de John Madigan. On laisse partir des mecs en sélection. On a des blessés, mais c'est toujours l'équipe en face qui n'est pas capable... C'est cela mon ressenti. Je sais les efforts qu'on fait dans la semaine, comment on travaille, avec de très bons coachs."
Et la petite tirade de Reggiardo s'est conclue avec un petit peu plus de douceur. "Je ne suis pas agacé. Je suis juste là pour clarifier, et pour que vous compreniez mon point de vue. Ce n'est pas la vérité, mais c'est mon point de vue, et je n'ai pas apprécié certaines choses durant le bloc. Moi, je m'en fiche, j'ai 56 ans, je suis un grand garçon. C'est par rapport aux joueurs et aux efforts qu'ils font."
Alors, simple coup de communication ou vrai constat ? Si l'Argentin est un bon communicant et a bien évidemment calculé cette sortie, les supporters du Sporting ne sont pas non plus réputés pour être des tendres, en raison notamment du glorieux passé du club. Dès lors, est-on trop exigeant avec le SUA ? Chacun se fera son avis sur la question, mais Reggiardo semble déjà avoir le sien.
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