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On les présentait comme les deux colonnes du projet. Igor Paixão, recruté une trentaine de millions d’euros, et Pierre-Émile Højbjerg, l’un des plus gros salaires du vestiaire, devaient incarner la solidité d’un OM en reconstruction. Selon Mohamed Toubache-Ter, les deux hommes auraient pourtant déjà la tête ailleurs et souhaiteraient quitter le club dès le mercato de janvier. Un double désir de départ qui, à quelques semaines de l’ouverture de la fenêtre hivernale, a de quoi gâcher l’ambiance autour du Vélodrome.
Le cas Paixão a un air de déjà-vu, mais avec une différence de taille. Cet été, ses messages énigmatiques sur les réseaux sociaux annonçaient un départ qui n’a jamais eu lieu. Cette fois, le Brésilien serait lui-même demandeur et aurait officiellement réclamé de trouver un nouveau club. Son entourage, et en particulier sa femme, exaspérerait les dirigeants marseillais. Quand un joueur a déjà vu un transfert lui filer entre les doigts, le feuilleton ne s’arrête pas : il change simplement de saison.
Pour Højbjerg, l’histoire est d’une autre nature. Poussé vers la sortie l’été dernier, le Danois avait décliné une offre de Newcastle et s’était accroché à son poste, avec son salaire. Son départ, s’il se concrétisait, soulagerait sensiblement la masse salariale d’un club dont le propriétaire réclame sans cesse de nouvelles économies et davantage de place pour les jeunes. Ce qui ressemble à une crise pour le vestiaire pourrait donc se lire, depuis les bureaux, comme une aubaine comptable.
Reste que rien n’est officiel, et que le calendrier ne laisse guère de répit : Toulouse dimanche, puis le Bayer Leverkusen en Ligue Europa. Le club se serait volontiers passé de cette nouvelle poussée de fièvre au moment où il a besoin de sérénité. Entre un propriétaire qui veut alléger la facture et deux cadres qui rêvent d’ailleurs, l’OM se retrouve à gérer autant ses finances que ses egos, et c’est peut-être là que se jouera sa saison de transition.