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Trois défaites en trois matchs, face au Besiktas, à l’Olympiakos et à Sturm Graz : la Ligue Europa de l’OM avait démarré dans la grisaille. Puis, jeudi soir, sur la pelouse du Bayer Leverkusen (0-1), le match qui paraissait le plus compliqué sur le papier a tourné à l’avantage des hommes de Bruno Genesio. Une première victoire européenne de la saison, et pas contre n’importe qui : ce succès en Allemagne a la saveur d’un déclic pour un groupe qui en avait besoin.
Au classement, l’opération est précieuse. Avec ces trois points, Marseille recolle au top 24 et n’accuse plus qu’un point de retard sur la 24e place. Le calendrier est en outre favorable : trois des quatre prochains matchs se joueront au Vélodrome, ce qui laisse espérer une fin de phase de ligue sous de meilleurs auspices. Rien n’est acquis, mais la qualification pour les barrages, qui semblait lointaine il y a quelques semaines, redevient un objectif très concret.
Il y a aussi le volet financier, loin d’être anecdotique pour un club qui compte ses sous. Selon les informations rapportées, la victoire a rapporté un chèque de 450 000 euros de l’UEFA. Un petit bonus qui fait du bien aux comptes olympiens, et que le président Stéphane Richard et le propriétaire Frank McCourt ne bouderont pas. Le contexte économique de l’OM rend chaque euro bienvenu, et ce n’est probablement que le début.
Car la suite offre de quoi motiver Amine Gouiri et ses coéquipiers : les quatre derniers matchs, face au Levski Sofia, au Celta Vigo, au Celtic Glasgow et à Anderlecht, peuvent rapporter jusqu’à 2 millions d’euros de primes de matchs. Sans compter les bonus supplémentaires en cas de barrages, et plus encore d’une qualification pour les huitièmes de finale. L’enjeu est donc autant sportif que financier, et l’OM a désormais toutes les raisons de s’y accrocher.