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Les cinq minutes supplémentaires ont été fatales aux Palois, défaits pour la quatrième fois de la saison, ce samedi dans la Sarthe (106-97). Ils étaient à un lancer franc de la victoire
L’irréprochable Gregor Hrovat, maladroit au lancer franc, avait failli coûter le succès contre Limoges, dimanche dernier (85-81). Ce samedi au Mans, l’international Slovène aurait pu donner la victoire si sa troisième tentative était rentrée, au bout du temps réglementaire (87-87). L’Élan Béarnais a dû se contenter d’arracher une prolongation durant laquelle il a fini par perdre pied (106-97).
Sa quatrième défaite de la saison, après deux victoires d’affilée, s’est dessinée en quelques minutes. Un ultime run fatal des Manceaux, après 45 minutes de coup pour coup (47 changements de leader). Le plus gros écart du match est le dernier, creusé tandis que les Béarnais, privés d’un survolté Joshua Mballa (cinq fautes mais aussi 18 points), payaient leurs efforts mais aussi leurs travers.
L’Élan a beaucoup tenté (35 sur 80 tirs), souvent pour revenir ou garder un maigre avantage que sa défense n’arrivait pas à solidifier. Un constat particulièrement vérifié dans le dernier quart-temps, alors qu’il était pourtant survolté par un enchaînement de réussite à trois points de son trio en forme Hrovat-Milanese-Flowers. Les trois joueurs ont beaucoup pesé (17 points pour les deux premiers, 20 pour le troisième), il s’agissait de répondre au jeu rapide inlassablement déployé par le MSB. À ce titre la formation béarnaise peut se targuer d’avoir limité les effets d’un des meilleurs scoreurs de la Betclic Élite, le meneur Carlos Stewart. D’avoir fait déjouer, avec intensité et agressivité, l’une des équipes que Mickaël Hay imagine « dans le top 4 à la fin ».
L’entraîneur palois voulait continuer de voir son groupe progresser et il l’a fait, en dépit d’un troisième succès qui aurait ramené son bilan à l’équilibre. L’Élan Béarnais n’a pas fini de se jauger. À l’image de la semaine à venir, jalonnée par un huitième de finale de coupe de France à Antibes, mardi, et un copieux déplacement à l’Asvel, samedi (à 20 h 30).