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La pression est davantage liée au contexte, notamment à la différence entre nos prestations à domicile et à l’extérieur. On ne va pas se voiler la face : c’est une grosse équipe et il faudra tout donner si on veut aller chercher quelque chose à la maison. Mais...
La pression est davantage liée au contexte, notamment à la différence entre nos prestations à domicile et à l’extérieur. On ne va pas se voiler la face : c’est une grosse équipe et il faudra tout donner si on veut aller chercher quelque chose à la maison. Mais se mesurer à ce qui se fait de mieux a aussi un côté motivant. Si on gagne, ce sera en équipe, pas individuellement. Il faudra être propres et mettre de l’engagement.
Après la contre-performance à Angoulême, qu’avez-vous pu vous dire entre joueurs ?
Quand on sort d’un match comme ça, on sait qu’on est passé à côté. La meilleure des réponses, c’est le match d’après. C’est davantage des regards que des discours, je pense. Il faudra pouvoir répondre sur le terrain.
Trois titularisations consécutives, un premier contrat professionnel… Vous retrouvez enfin de la continuité après une saison compliquée. Comment vivez-vous ce début d’exercice ?
Je suis forcément content de pouvoir enchaîner. L’an dernier, j’ai été écarté parce que j’étais beaucoup blessé. Il y avait un peu la faute à pas de chance, mais aussi des choses à régler. On peut toujours optimiser son hygiène de vie, par exemple, donc j’ai essayé de rectifier. Il ne faut pas se voiler la face : Paul (Ausset, NDLR) n’est pas là, ça me sourit. J’ai quand même une pensée pour lui parce que j’ai été absent longtemps la saison dernière et je sais que ça peut être difficile. Maintenant, je prends l’opportunité, j’essaie de donner le maximum pour l’équipe et de faire de mon mieux.
Que représente ce premier contrat professionnel ?
C’est une preuve de confiance de la part du staff. Pour moi, la moindre des choses, c’est de rendre cette confiance par l’investissement que je peux y mettre. Je ne vais pas vous dire que j’étais à 50 % avant, mais j’essaie de toujours en donner un peu plus, semaine après semaine, en faisant de mon mieux. Personne n’est parfait, je fais des erreurs et j’en ferai encore, mais le but est de réduire le plus possible cette marge d’erreur.
La saison dernière, vous aviez pourtant commencé à entrevoir la possibilité de vous installer chez les professionnels…
C’était la première année où j’avais fait la préparation avec les pros et où je pouvais espérer rentrer dans la rotation. Tout s’est arrêté le 29 août, quand je me suis blessé avec les Espoirs. C’était nul comme blessure, mais ça s’est arrêté vite. Je suis retourné en Espoirs, donc on ne vit plus autant avec le groupe professionnel. Il y a eu une distance, d’autant que l’équipe était concentrée sur sa saison. Ça a été dur pour moi. Je pensais ne plus pouvoir rejouer pour Dax à ce niveau-là.
C’est finalement avec l’équipe de France universitaire à 7 que vous avez réussi à vous relancer, jusqu’à décrocher ce premier contrat professionnel avec l’USD…
Le rugby à 7 m’a permis de me relancer. Ce titre de champion du monde, c’était l’aboutissement de plusieurs années de travail. Individuellement, ça m’a permis de me montrer, de revenir avec le groupe et ensuite d’enchaîner quelques matchs. Aujourd’hui, je commence à jouer avec Dax. Le but, c’est de continuer tout simplement. Je vais déjà essayer de bien faire mon travail ici et on verra après.