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Un match verrouillé face à la supposée meilleure équipe du tirage olympien, une demi-occasion qu'il se crée tout seul, un but de classe qui vaut trois points, les premiers de l'OM en Ligue Europa. Une belle soirée au boulot pour Amine Gouiri, déterminant dans le succès marseillais sur la pelouse du Bayer Leverkusen, et qui s'impose, malgré des hauts et des bas, comme le grand attaquant que le club a longtemps cherché ces dix dernières années, a plus ou moins éphémèrement trouvé (Balotelli, Milik, Sanchez, Aubameyang), entre pas mal d'immenses flops.
7 buts cette saison en étant loin du niveau entrevu lors de son premier semestre en Provence, 2025, 28 en tout, plus 11 passes décisives, en 55 matches. Des statistiques d'avant-centre de tout premier rang, qui enchaîne une deuxième prestation très aboutie de suite en quatre jours, une série notable puisqu'il n'est pas toujours aussi convaincant, malgré les chiffres éloquents.
Jeudi soir, il a aussi été plutôt influent dans le jeu, et s'est procuré deux autres occasions. L'une d'elles, en angle fermé, est anecdotique (57) mais détournée par Mark Flekken. La première aurait pu signer l'un des buts de la saison marseillaise : un long ballon de Timothy Weah, un contrôle puis un petit pont sur Quansah, suivi d'une frappe déjà sortie par l'autre gardien néerlandais de la partie (7). "À la mi-temps j'avais la rage à cause de l'occasion ratée...", expliquait-il sur Canal+, avant de décrire l'action décisive, qui avait des airs du but de Jonathan Rowe à Lyon il y a deux ans, toujours un souvenir précieux à se remémorer au coin du feu. Celui de Gouiri sera aussi une image marquante pour un petit exploit européen, malgré le niveau très décevant du Bayer jeudi. "Je me mets sur le côté, je me sors un peu de l'axe, Ulisses me la met fort, je voulais laisser passer la balle, le joueur du Bayer se rate, après j'y vais, je ne cherche pas à comprendre et j'enroule".
Simple comme un but compliqué pour 9 footballeurs pros sur 10, mais Gouiri est extrêmement talentueux. Et si sa carrière est jalonnée de belles et de moins belles choses, il semble, depuis son arrivée à l'OM, où il est tellement dur de briller à la pointe de l'attaque, sur le bon chemin. "Il est dans la continuité de ses performances. C'est bien qu'il le prouve aussi à l'extérieur, analysait Bruno Genesio, qui l'a aussi connu à Rennes. Quand vous êtes avant-centre et que vous inscrivez un but dû en grande partie à votre talent, c'est intéressant. Lui avance aussi, à l'image de l'équipe, gagne en confiance, même si ce soir j'ai envie de tempérer tout le monde."
Ce n'est pas l'humeur des supporters olympiens ce vendredi matin, qui peuvent savourer cette victoire et ce bijou signé du numéro 9 de leur équipe.