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Coupe du Monde de rugby à XIII : "Répondre aux exigences du haut niveau", de Tuchan à l'Australie avec Florent Tost, directeur de la performance du XIII de France
Avec rigueur et compétence, Florent Tost veille sur la performance des bleus du XIII de France.

Depuis l'Australie pour la Coupe du monde, l'Audois Florent Tost revient sur son parcours, du club de Tuchan à la direction de la performance du XIII de France. Entretien avec un passionné au cœur du haut niveau.

Vous avez découvert le rugby à l’école de rugby du Club Olympique Tuchanais, à XV. Qu’est-ce qui vous a donné envie de pratiquer le rugby à XIII et de vous investir durablement dans ce sport ?

Comme beaucoup d’enfants de Tuchan, j’ai commencé le rugby au club du village, le COT, à XV, mon club de cœur pour lequel j’ai toujours beaucoup d’affection. J’ai toujours été attiré par le rugby à XIII, notamment parce que mon père me parlait régulièrement de son expérience dans ce sport. Cela a progressivement éveillé ma curiosité et j’ai franchi le pas en juniors au XIII Catalan. J’ai ensuite évolué à l’UTC, à Montpellier, à Villefranche-de-Rouergue, à Lézignan, avant de terminer ma carrière de joueur à Carcassonne. En parallèle de ma carrière sportive, j’ai suivi des études jusqu’au master à la faculté des sports de Montpellier pour devenir préparateur physique. J’ai également obtenu différents diplômes et brevets afin d’élargir mes compétences dans les métiers du sport. En 2014, j’ai intégré la DTN de la FFR XIII, avec, au départ, la responsabilité du Pôle Espoir de Carcassonne. Au fil des années, mes missions ont évolué, et aujourd’hui j’occupe des fonctions d’adjoint en équipe de France et de directeur de la performance au sein de la Fédération ainsi que le poste de directeur technique adjoint de la FFR XIII. C’est un parcours qui s’est construit progressivement, avec une volonté constante d’apprendre.

Comment êtes-vous passé du rôle de joueur à celui d’entraîneur, puis de responsable de la performance ?

La transition s’est faite assez naturellement. Lors de mes dernières saisons, j’ai évolué avec un rôle d’entraîneur-joueur à Carcassonne avant d’embrasser le rôle de head coach. Ma formation m’a ensuite donné des outils pour aller plus loin dans la compréhension de la performance. Je me suis progressivement intéressé à tout ce qui pouvait influencer le niveau d’une équipe : la préparation physique, la tactique, les aspects techniques, la prise de décision, mais aussi les facteurs humains et la dynamique collective. Je ne considère pas ce parcours comme une rupture entre trois métiers, mais plutôt comme une continuité. L’expérience du joueur nourrit ma compréhension du terrain, celle de l’entraîneur m’aide à appréhender les exigences du jeu et mon travail sur la performance me permet aujourd’hui d’avoir une vision plus globale.

Vous êtes aujourd’hui responsable de la performance de l’équipe de France. En quoi consiste précisément votre mission au quotidien ?

La performance ne se résume pas à quelques fondamentaux ou à la qualité d’un entraînement. Elle est influencée par une multitude de paramètres, et mon rôle consiste à les analyser, à les coordonner et à chercher à les optimiser pour répondre aux exigences du haut niveau. Au sein de l’équipe de France, mes fonctions d’adjoint sont également orientées vers des domaines précis du jeu. Je travaille notamment sur la défense et sur la stratégie du dernier tenu, qui constitue un moment charnière dans le rugby à XIII.

Quels enseignements tirez-vous des premières rencontres et qu’attendez-vous de la suite de la compétition ?

Cette Coupe du monde nous confronte à une réalité du rugby international de très haut niveau. Les équipes qui s’appuient sur de nombreux joueurs de NRL évoluent chaque semaine dans un environnement où l’exigence est extrêmement élevée. Nos joueurs ne sont pas tous confrontés quotidiennement à ce niveau d’intensité et de confrontation. Ces rencontres sont forcément difficiles, mais elles sont aussi riches d’enseignements. Elles nous permettent de mesurer concrètement les exigences auxquelles nous devons répondre pour franchir un nouveau palier et continuer à installer la France parmi les nations qui comptent sur la scène internationale. Il nous reste désormais un match face au Liban, une nation qui dispose elle aussi de joueurs évoluant en NRL. Nous préparons cette rencontre avec beaucoup de sérieux, les joueurs auront à cœur de donner le meilleur d’eux-mêmes pour terminer la compétition de la meilleure manière possible, le dimanche 1er novembre prochain.

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