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L’histoire continue ! Après un retour en Ligue 1, Le Mans FC (Sarthe) dispose à nouveau d’un centre de formation depuis l’été 2026.
Le projet d’Outfield se concrétise de plus en plus, et c’est une nouvelle étape dans la professionnalisation du club. Le fonctionnement de cette nouvelle structure est pensé par son directeur, Philippe Pinson, qui a déjà exercé dans ce domaine à Troyes, au FC Lorient ou encore à l’Olympique Lyonnais.
Au Clos-Fleuri, ce nouveau centre de formation obtient son agrément mercredi 1er juillet 2026. 15 jours plus tard, 42 jeunes intègrent la structure, des U16 aux U22, répartis en deux groupes : les espoirs, dès 16 ans (2nde), et le National 2. Avant, c’était juste du sport-études « juste des aménagements scolaires pour s’entraîner trois à quatre fois par semaine », préserver pour la préformation.
Le projet commun est de progresser. Il nous manquait des terrains, des éducateurs diplômés pour diriger le centre.
Dans ce nouveau programme pour des « jeunes à potentiel », il y a davantage de séances d’entraînement, un suivi et un rattrapage scolaire, « essentiels à organiser », médical, sportif : accès à la vidéo, à ses matches, à la connaissance du jeu. « Il faut donc du temps pour ces choses-là. »
Un centre de formation, c’est un contrat avec sur plusieurs années, et des critères de performance, de moyens édictés par la DTN (Direction technique nationale).
Deux terrains synthétiques, une salle de performance de 120 m2, un espace médical de 80 m2, un séjour d’accueil et de restauration composent ce nouveau site. Ainsi qu’un petit bâtiment pour le côté musculation, deux vestiaires permanents où les jeunes peuvent poser leurs affaires toute la semaine, et des salles notamment liées aux causeries et à la vidéo.
Sans compter un hébergement, à l’ASAJS (Association de soutien et accompagnement des jeunes sportifs), juste à côté du Lycée Sud, lieu de scolarité de ces jeunes footballeurs. « Ils cohabitent avec des jeunes du Mans Sarthe Basket ou encore des futurs pilotes. »
Pour les encadrer, des coachs diplômés, des préparateurs physiques, un coach mental, un analyste vidéo, un kiné ou encore un médecin.
Philippe Pinson souligne une chose : « Avec Thierry Gomez (ancien président du Mans FC), on est parti de la réflexion suivante : que vont devenir les jeunes joueurs qui ne seront pas professionnels ? C’est pour cette raison que l’on prend peu de joueurs. On peut en accueillir jusqu’à 70, mais on en a que 42 : 30 sous convention et quelques amateurs. »
Réduire le nombre de jeunes permet de bien s’en occuper : ils ont des entretiens individuels tous les 15 jours, des séances vidéo.
Le directeur explique également : « Un centre de formation de petite taille comme le nôtre, c’est entre un et deux millions d’euros de fonctionnement : salaires, joueurs sous contrat, infrastructures. »
Un centre de formation ne coûte pas d’argent, c’est un investissement. Cela vous rapporte plus sur la durée, comme à Lorient.
Reste que pour le construire, les nouveaux propriétaires ont investi environ entre 3,5 et 4 millions d’euros.