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Le règlement de comptes continue à l’OM, et il prend une nouvelle tournure. Après avoir démenti les accusations de harcèlement moral portées par Jean-Pierre Papin, Ali Zarrak a livré de nouvelles révélations par médias interposés, rapporte Foot Mercato. Et cette fois, ce sont des jeunes du club qui se retrouvent au cœur de la polémique.
Selon Zarrak, Papin se plaignait qu’on lui impose certains jeunes joueurs, parmi lesquels Robinio Vaz et Darryl Bakola. Il affirme que l’ancien Ballon d’Or estimait que « Darryl Bakola n’avait pas le niveau » et que « ces joueurs lui faisaient perdre les matchs ». Des propos rapportés par Zarrak, dont rien ne permet à ce stade de vérifier l’exactitude.
Pour comprendre la violence de l’échange, il faut revenir à l’origine. Dans une interview à L’Équipe, dont il a publié la vidéo intégrale sur ses réseaux sociaux, Papin affirme avoir été victime de « harcèlement moral » lors de son passage à la tête de la réserve de l’OM, entre 2023 et 2025. Il vise directement Zarrak, alors responsable de l’équipe Pro 2.
Zarrak, lui, nie en bloc, en s’appuyant sur les conclusions d’une enquête interne. Devenu cet été responsable du recrutement en Île-de-France pour le club, il avait déjà qualifié la carrière d’entraîneur de Papin de « très, très bas niveau ». Il évoquait aussi des chiens dans le bus et une absence au match Maroc-Espagne des JO, où Papin aurait été aperçu en loges.
C’est là que l’affaire devient délicate. En citant nommément des jeunes joueurs du club, Zarrak expose des talents qui n’ont rien demandé. Darryl Bakola et Robinio Vaz se retrouvent ainsi associés à un conflit entre adultes, dont ils ne sont que des dommages collatéraux. La pilule est dure à avaler pour eux.
Cette nouvelle sortie pose aussi la question de la formation à l’OM. Qui décide de l’intégration des jeunes en réserve ? L’entraîneur ou la direction ? Le témoignage de Zarrak laisse entendre que des choix étaient imposés à Papin, ce qui pourrait alimenter son récit d’un manque d’autonomie.
Pour l’OM, ce linge sale lavé en public tombe mal. Entre le passage devant la DNCG, la recherche d’un investisseur par Frank McCourt et les tensions dans le groupe de Bruno Genesio, le club n’avait pas besoin d’une nouvelle polémique. Aucune réaction officielle de la direction n’a été rapportée à ce stade.
Reste à savoir si Papin répondra à cette nouvelle charge. Tout porte à croire que oui. Le feuilleton continue, et ça sent la poudre à la Commanderie.
Une chose est sûre : dans cette guerre des mots, il n’y aura pas de vainqueur. Seulement un club dont l’image en prend un coup de plus.