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« Ça m’apaise, c’est mon équilibre » Lise Ducrocq, de novice à finisheuse du marathon de Lille en moins de 4 h
Lise Ducrocq marathon Lille
Lise Ducrocq est passée sous la barre des 4 h pour son troisième marathon, 5 ans après avoir découvert la course à pied. ©Photo fournie à la rédaction

En 2021, pendant le confinement lié à la Covid-19, Lise Ducrocq marche autour de chez elle, à Feuquières-en-Vimeu, pour s’aérer l’esprit. Cinq ans plus tard, cette enseignante de 43 ans boucle son troisième marathon en moins de quatre heures.
Dimanche 25 octobre 2026, à Lille, la coureuse du club Courir en Baie de Somme a atteint l’objectif qu’elle s’était fixé : courir 42,195 km en moins de 240 minutes, sans oublier l’essentiel à ses yeux : le plaisir de courir.

« Il m’a fallu tout ce temps pour me sentir légitime »

3 heures et 57 minutes. C’est le temps qu’il a fallu à Lise Ducrocq pour venir à bout de son troisième marathon. Pile dans l’objectif que cette sportive amatrice, enseignante au collège La Providence d’Eu, s’était fixé. « Après mon deuxième marathon que j’ai couru en 4 h 02 sans être bien préparée, je me suis dit que passer en dessous des 4 h était possible » raconte-t-elle, même si elle avoue ne pas vouloir chercher le chrono à tout prix. « L’essentiel est de me faire plaisir, de me dépasser sans me faire mal ».

Il faut qu’au début de sa pratique, il y a cinq ans, Lise ignorait tout du sport. « Le déclenchement, c’est le Covid en 2021. Les enfants étaient petits, j’étais confinée avec eux toute la journée. Dès que je le pouvais, je marchais autour de chez moi sur une boucle de 1 km pour me détendre » explique-t-elle. « Au fil des semaines, j’augmentais le nombre de boucles, toujours la même, puis je me mettais à courir jusqu’à atteindre une dizaine de boucles ».

Depuis, elle a progressé grâce à la régularité et à une écoute attentive de son corps. Aujourd’hui, elle s’entraîne au moins quatre fois par semaine : une sortie de 10 km pour le plaisir, une séance de fractionné sur piste et deux sorties longues. « Ça me rend heureuse, c’est précieux pour moi. Je ne me mets aucune pression, c’est du pur plaisir. Ça ne coûte pas d’argent, ça prend peu de temps. Ça m’apaise, c’est mon équilibre ».

La force du collectif

Si Lise Ducrocq effectue la majorité de ses entraînements seule, elle a bien conscience de l’importance du club dont elle fait partie dans sa progression. « 80 % de mes entraînements se font seule car je dois jongler avec ma vie de famille, mais je mets en place les conseils et stratégies des anciens du club qui m’ont tout appris ».

À cela viennent s’ajouter l’ambiance et l’émulation de partager sa passion avec d’autres. « L’ambiance à Courir en Baie de Somme est vraiment super entre tous. Les hommes, les femmes… ce sont de super sportifs ».

Pour suivre ses entraînements et gérer sa fréquence cardiaque, elle utilise également l’application Strava. Celle-ci lui permet notamment de recevoir des consignes vocales pendant les séances de fractionné.

Un prochain marathon en vue

Pour la fin de saison, Lise prévoit encore quelques trails. L’an prochain, elle aimerait préparer un nouveau marathon ainsi qu’une course longue. « Le trail Nord Trail Monts de Flandres (NTMF) serait une belle perspective », annonce la Feuquièroise.

En attendant, son club Courir en Baie de Somme organisera les 24 heures du running, les 4 et 5 décembre 2026, au profit du Téléthon. Le principe : se relayer pendant 24 heures dans les rues de Saint-Valery-sur-Somme.

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