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Le contraste est saisissant. Mardi soir, Lennart Karl ouvrait le score du Bayern à Madrid (54e minute). Quelques jours plus tôt, le 24 octobre, TEAMtalk le décrivait comme un joueur en difficulté, dont le départ pourrait devenir une option. Un grand écart qui résume bien l’état du dossier : un talent immense, un contexte tendu.
Les chiffres de la saison passée font rêver : 9 buts et 7 passes décisives en 34 matches. Cette année, le tableau est plus sombre. Karl n’a été titulaire que deux fois en Bundesliga et une fois en Ligue des champions, selon TEAMtalk. La concurrence d’Ismael Saibari, recrue récente, l’a repoussé sur le banc. Le Bayern serait en outre mécontent de son comportement en dehors du terrain, toujours d’après le média britannique, qui s’appuie sur des sources non nommées.
Dans les colonnes de BILD, Uli Hoeness, président d’honneur du club, n’y est pas allé de main morte : Karl serait « far from being a superstar », a-t-il estimé. Il a aussi jugé que les comparaisons avec Michael Olise ne lui rendent pas service. Une sortie rare pour un dirigeant de cette stature, au sujet d’un joueur de 18 ans.
Cette critique publique, difficile à ignorer, a fait réagir les observateurs anglais. Selon TEAMtalk, Arsenal, Liverpool et Manchester United ont été alertés. Les deux premiers l’avaient déjà suivi avant sa prolongation. Le FC Barcelone et le Real Madrid, eux, auraient conservé un intérêt, après avoir tenté de le recruter quand il avait 10 ans.
Le tableau n’est donc pas celui d’un joueur sur le départ, mais d’un talent en quête de minutes. Pour un attaquant de 18 ans, chaque semaine sur le banc compte, et les clubs anglais le savent : ils observent le temps de jeu autant que la valeur marchande, car c’est souvent là que se noue un transfert.
Rien ne presse pour autant, en théorie. Karl a prolongé cette année et est lié au Bayern jusqu’en 2029. L’article ne cite aucun montant de transfert. Tout juste sait-on que le profil intéresse largement, signe que le marché surveille chaque faux pas bavarois comme une occasion.
Son but à l’Atlético, dans une soirée où le Bayern s’imposait 2-0 avec un effectif décrit comme réduit, tombe donc à pic. Il rappelle ce que le jeune attaquant peut apporter quand on lui offre du temps de jeu. Reste à savoir si le club saura le lui donner, ou si l’hiver sonnera l’heure des offres. Pour l’instant, rien n’est acté, rien n’est même vraiment amorcé.