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Qui sera désigné Ballon d’or 2026 ? Le suspense est à son comble, surtout qu’aucun joueur ne fait l’unanimité. Si l’on prend le critère de la régularité sur la saison, l’Anglais Harry Kane part favori, brillant avec le Bayern Munich et précieux avec son équipe nationale, troisième de la Coupe du monde. Sur les performances individuelles, le Français Kylian Mbappé est intouchable — meilleur buteur de la Ligue des champions et de la Coupe du monde —, mais sans le moindre trophée collectif. C’est justement sur ce dernier critère que Lamine Yamal pourrait faire la différence. Le jeune Espagnol du FC Barcelone a remporté la Liga et, surtout, la Coupe du monde avec son pays.
Mais la logique a parfois fui les votes du Ballon d’or, la preuve avec cinq exemples de joueurs qui ne méritaient pas forcément la récompense individuelle. Pour plus de facilité, nous n’évoquerons que les Ballons d’or depuis 1995, année à partir de laquelle les votants doivent désigner le meilleur joueur évoluant dans un club européen.
Le choix le plus évident, le scandale le plus marquant. Oui, Zinédine Zidane n’a reçu qu’un seul Ballon d’or — en 1998 —, alors que celui de l’année 2000 lui était promis. Zizou avait mené l’équipe de France à la victoire lors de l’Euro, tout en étant désigné meilleur joueur de la compétition. Mais voilà, deux cartons rouges en Ligue des champions vont ternir l’image du Français, si bien que c’est le Portugais Luis Figo qui va être désigné Ballon d’or. Et vous savez quoi ? Il n’avait ni remporté la Ligue des champions avec son club d’alors, le FC Barcelone, ni l’Euro, battu avec le Portugal… par la France de Zizou. Scandaleux, on vous dit.
OK, l’attaquant argentin est l’un des trois meilleurs joueurs de tous les temps. Il a aligné les buts comme les perles en 2009-2010 sous les couleurs du FC Barcelone, vainqueur de la Liga. Mais voilà, il ne doit son deuxième Ballon d’or qu’à la fusion des classements entre celui du Ballon d’or (les votes des journalistes) et du meilleur joueur de l’année FIFA (désigné par les capitaines des sélections nationales, NDLR). Son « Argentine » a été éliminé en quart de finale lors de la Coupe du monde — une humiliation 4-0 infligée par l’Allemagne —, compétition remportée par l’Espagne de Xavi et Iniesta… ses partenaires de club. Un choix illogique.
Il a remporté la Liga, la Ligue des champions — marquant le but du 2-0 en finale —, la Supercoupe d’UEFA et la Coupe intercontinentale de la FIFA, a été désigné meilleur joueur de la Ligue des champions et, pourtant… Le Brésilien Vinícius n’a pas été désigné Ballon d’or, les votants lui préférant Rodri, chef d’orchestre de l’Espagne championne d’Europe et de Manchester City, lauréat de la Premier League. L’ailier auriverde a peut-être pâti de la concurrence au sein du Real Madrid, avec quatre joueurs merengue dans le top 10.
Oui, encore la Pulga. Le roi Leo a mené l’Argentine au sacre mondial le 18 décembre 2022 au Qatar. Mais bon, il a ensuite marché toute la fin de saison sous le maillot du Paris Saint-Germain, avant de partir en préretraite à l’Inter Miami — au moins en club. Et le voici qui remporte son huitième Ballon d’or devant le Norvégien Erling Haaland, qui a remporté avec Manchester City la Ligue des champions (avec douze buts) et la Premier League (avec 36 buts)…
Choisir le capitaine de l’équipe d’Italie championne du monde en 2006 peut se comprendre, mais cette année-là, c’est le portier Gianluigi Buffon qui avait surtout écœuré les buteurs adverses, avec cette fameuse parade déterminante sur la tête de Zinédine Zidane en finale. Et le titre national de la Juventus Turin en 2006 a été retiré à la suite du scandale du Calciopoli, vaste affaire de corruption du corps arbitral.