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Nommé pour succéder à Carlo Ancelotti, le technicien espagnol a finalement été démis de ses fonctions dès le mois de janvier, au lendemain d'un revers en Supercoupe d'Espagne. Il s'était pourtant engagé pour trois saisons, soit jusqu'en 2028.
Un départ prématuré que Xabi Alonso analyse avec philosophie : "J'ai le sentiment que cela s'est terminé un peu plus tôt que prévu, sans savoir si cela allait bien ou mal finir. Nous étions en plein milieu de saison, encore engagés en Liga et en Ligue des Champions, alors... Mais entraîner le Real Madrid reste une expérience à part ; là-bas, tout est unique. C'est un club différent de tous les autres. J'en retire beaucoup d'enseignements, sans la moindre amertume. Je repense à cette étape en me disant : 'C'est le jeu, j'ai tout donné'".
Le coach basque s'est également confié sur son rebond immédiat du côté de Chelsea : "C'était une question de 'timing'. Après le Real Madrid, j'ai coupé pour décompresser ; je voulais ressentir une vraie conviction avant de replonger, une osmose évidente. Je n'avais aucun lien particulier avec Chelsea, mais le potentiel était immense. Avec seulement deux ou trois retouches, j'ai su que nous pouvions bâtir un beau projet ensemble".
Xabi Alonso a enfin livré une réflexion passionnante sur les mentors qui ont façonné sa carrière de joueur et d'entraîneur : "Chacun d'eux a compté à sa façon. Par exemple, à 21 ou 22 ans à Liverpool, travailler avec Carlo Ancelotti n'aurait pas eu la même résonance que lorsque je l'ai retrouvé au Real Madrid à l'âge de 30 ans. À mes débuts, j'avais besoin d'un bagage tactique très poussé, de comprendre chaque rouage, et Rafa Benítez excellait dans cet exercice. Il m'a fait grandir sur le terrain".
"Quand j'ai signé au Real Madrid, j'ai surtout côtoyé José Mourinho et Ancelotti, et eux m'ont avant tout inculqué l'art de rivaliser au sommet. J'étais déjà un bon joueur, mais ils ont développé ma férocité compétitive et le culte de la victoire. Enfin, mon ultime aventure à Munich sous la direction de Pep a été ma véritable passerelle vers le métier d'entraîneur. Je me suis mis à observer la méthode, la coordination collective, la vie au quotidien... J'étais aux aguets en permanence. C'était un peu comme décrocher un master après un diplôme universitaire".