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l'essentiel Prévu pour être titulaire vendredi soir contre Biarritz, le Basque Iban Etcheverry va disputer son 100e match sous les couleurs agenaises. Rencontre avec un futur centurion.
Iban Etcheverry, c’est l’une des valeurs sûres du SUA depuis de nombreuses saisons. « Un joueur fiable », résume son ami basque Peyo Muscarditz. « Dans le vestiaire, c’est un boute-en-train. C’est un gars qui a souvent la bonne humeur. Après, il a aussi un sacré caractère », en rigole le centre agenais, avant de poursuivre. « C’est quelqu’un qui peut être assez catégorique, mais qui a aussi des côtés sensibles dès qu’on perce sa carapace. C’est un super mec. Je suis content de l’avoir rencontré et d’avoir approfondi mon amitié avec lui », conclut Muscarditz, dithyrambique au sujet d’Etcheverry.
Arrivé en 2021 de Soyaux-Angoulême, le trois-quart aile fêtera sa centième sous le maillot agenais contre Biarritz. « C’est une récompense pour tout le travail que j’ai fourni quand j’étais jeune. Il y a aussi une certaine appartenance du fait de rentrer dans le club des centurions du SUA. C’est quelque chose d’important. Je me suis adapté à plusieurs managers, et j’ai resigné plusieurs fois ici. Il y a beaucoup de fierté. »
Arrivé « quand le club était redescendu en Pro D2 après une saison compliquée », le gamin de Bayonne a vite fait ses armes en Lot-et-Garonne. « Je me rends compte du chemin parcouru par rapport à tout ce qu’on a reconstruit. On a réussi à faire revenir un peu de monde à Armandie. On a essayé de produire de plus en plus de jeu. Aujourd’hui, on y arrive plus ou moins, mais je pense qu’on retrouve ces talents qu’avait le SUA autrefois », explique le Basque bondissant, dont les souvenirs sont nombreux. « Lors de ma première année, je me rappelle du match qu’on gagne face à Aurillac. Le stade n’avait pas la tribune Ferrasse. Je me souviens de cet envahissement du terrain après la victoire. C’était un moment marquant. »
A contrario, Etcheverry a aussi connu des déceptions, comme « les défaites à domicile toujours très difficiles à accepter », « le barrage à Mont-de-Marsan » ou « le fait de ne pas pouvoir se qualifier » l’année dernière. « J’ai tellement de bons comme de mauvais souvenirs que je préfère me souvenir de tout plutôt que de certains en particulier », explique ce compétiteur hors pair, marqué, au niveau des individualités, par les « anciens, comme Vincent Farré, Raphaël Lagarde ou Mathieu Lamoulie ». « Il y a eu aussi le retour d’Antoine Erbani. Après, je suis arrivé en même temps qu’Arnaud Duputs, donc c’est vrai qu’on a fait un bon bout de chemin ensemble. Il y a plein de coéquipiers avec qui je me suis bien entendu », détaille Etcheverry, dont la saison « la plus aboutie » fut en 2024-2025, avec treize essais inscrits. « Paradoxalement, c’était celle où on réussissait le moins bien collectivement… Mais pour moi, c’était une belle saison », sourit-il, ne voulant « pas vivre avec des regrets ». « Ce que je souhaite cette saison ? Des matchs, des victoires et des essais… J’espère surtout que l’équipe va tourner correctement maintenant. »
Quant à son avenir, le joueur de 28 ans entend « beaucoup de bruits pour pas grand-chose ». « Il n’y a rien de concret, que ce soit de la part d’Agen ou d’autres clubs, donc on verra bien pour la suite. » Wait and see, même si le SUA veut le conserver.
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