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Quatre buteurs en seize minutes : Paris a assommé Villarreal avec une entame plus rapide que celle d’un Real Madrid resté dans les mémoires.
Le quatrième but parisien est arrivé alors que Villarreal cherchait encore comment répondre aux trois premiers. En marquant à la 16e minute, Fabián Ruiz a porté le score à 4-0 et donné une dimension spectaculaire au départ du PSG. João Neves, Désiré Doué et Marquinhos l’avaient précédé. Quatre joueurs différents, une défense espagnole dépassée et un match déjà très largement engagé en faveur des visiteurs, sans qu’un quart de première période ait suffi aux locaux pour se réorganiser.
Pour mesurer cette accélération, un précédent offre une comparaison saisissante. Le 22 novembre 2011, le Real Madrid de José Mourinho avait inscrit quatre buts dans les vingt premières minutes contre le Dinamo Zagreb. Karim Benzema avait ouvert le score, suivi de José Callejón, Gonzalo Higuaín et Mesut Özil. Près de quinze ans plus tard, Paris a atteint le même total dès la 16e minute.
La comparaison porte bien sur le temps écoulé depuis le coup d’envoi. Elle ne doit pas être confondue avec une série de quatre buts inscrits rapidement à n’importe quel moment d’une rencontre. Ici, c’est l’absence de répit laissée à Villarreal qui impressionne : avant même de pouvoir installer son match, le club espagnol avait déjà quatre buts à remonter.
Le deuxième but illustre cette capacité à exploiter immédiatement les erreurs adverses. Vitinha a intercepté un dégagement du gardien, avant qu’Akliouche ne serve Doué à l’entrée de la surface. Déjà décisif contre Manchester City et Barcelone, le Français a prolongé sa série européenne. Mayulu a ensuite marqué à la 13e minute, puis Fabián Ruiz a aggravé le score trois minutes plus tard. Les contributions sont venues de plusieurs lignes, sans dépendre d’un seul finisseur.
Cette efficacité donne une avance considérable à l’équipe de Luis Enrique, privée de Dembélé et de Kvaratskhelia. Elle ne dispense pas de gérer la suite : contre City, Paris avait déjà connu une seconde période moins maîtrisée après une brillante première. À Villarreal, les Parisiens se sont offert très tôt la possibilité de contrôler les efforts et le ballon. Encore faut-il conserver cette application après une entame aussi productive.