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L’arrivée de Yan Diomande au Real Madrid provoque une véritable ferveur en Côte d’Ivoire. Une vieille histoire avec le Barça n’y serait pas étrangère.
Près de vingt ans après, la demi-finale de Ligue des champions entre Chelsea et le FC Barcelone continue apparemment de laisser des traces bien loin de Londres et de Catalogne. En Côte d’Ivoire, le souvenir de l’élimination des Blues de Didier Drogba en 2009 aurait durablement refroidi une partie du public vis-à-vis du Barça. L’explosion de Yan Diomande et son arrivée au Real Madrid font aujourd’hui ressurgir cette vieille fracture.
Le constat est dressé dans AS par Kader Guilavogui, journaliste de Sport Ivoire. Selon lui, le Real bénéficiait déjà d’une certaine sympathie dans le pays. « Après la demi-finale de Ligue des champions 2009 entre Chelsea et Barcelone, avec cette prestation arbitrale polémique, beaucoup de supporters se sont solidarisés avec notre héros Drogba et Barcelone a cessé d’être sympathique », raconte-t-il.
Cette soirée du 6 mai 2009 reste l’un des épisodes les plus controversés de l’histoire récente de la compétition. Chelsea avait été éliminé après un nul 1-1 à Stamford Bridge, marqué par plusieurs décisions arbitrales vivement contestées par les Londoniens. Drogba avait notamment laissé exploser sa colère après la rencontre.
Dix-sept ans plus tard, Yan Diomande apporte une nouvelle dimension à cette rivalité vue depuis la Côte d’Ivoire. Premier joueur ivoirien à rejoindre le Real Madrid, le jeune attaquant suscite un enthousiasme considérable dans son pays.
« Beaucoup de supporters sont devenus fans du Madrid avec l’arrivée de Diomande », assure Guilavogui, qui souligne également la popularité de José Mourinho en Côte d’Ivoire. Miguel Ángel Hoyo, sélectionneur de l’équipe nationale ivoirienne de basket, décrit de son côté un pays où les maillots du Real et du Barça étaient historiquement très présents, mais où « la balance commence maintenant à se déséquilibrer » et où « le pays se teint de blanc ».
Diomande ne crée donc pas à lui seul cette préférence. Il semble plutôt accélérer un mouvement dont les racines, selon les témoignages recueillis par AS, remontent en partie à une soirée de 2009 que les admirateurs ivoiriens de Drogba n’ont visiblement jamais complètement digérée.