Retour
Le conte de fées marque une pause. Arrivé cet été au Paris Saint-Germain pour 48,5 millions d’euros, Ferran Torres traverse sa première zone de turbulence, constate Foot Mercato. L’attaquant espagnol reste sur cinq matchs sans marquer, et ses dernières sorties ont laissé un goût d’inachevé.
Le contraste avec ses débuts est frappant. Pour sa première sous le maillot parisien, Ferran avait inscrit un doublé contre Rennes (2-2), sauvant le PSG de la défaite. Il avait ensuite enchaîné face à Brest et à l’OM, avant de signer un triplé en Ligue des champions contre le Slovan Bratislava. Ousmane Dembélé le décrivait alors comme « un vrai buteur », Vitinha assurait qu’il « vole ».
Depuis, la machine s’est grippée. Remplaçant au coup d’envoi face à Manchester City et au FC Barcelone, il est entré contre les Catalans après la blessure de Dembélé, pour une prestation notée 4/10 par Foot Mercato. Contre Lyon, il a manqué quatre grosses occasions face à Dominik Greif, avant d’être remplacé par Senny Mayulu, auteur du but de la victoire.
La trêve internationale ne l’a pas aidé. Décevant avec l’Espagne face à l’Angleterre, il est rentré à Paris avec une douleur à la cheville gauche, selon Foot Mercato. Et vendredi, lors du festival au Havre (1-5), ce sont Achraf Hakimi, auteur d’un triplé, Mika Godts et Senny Mayulu qui ont fait trembler les filets.
Il faut dire que l’Espagnol arrive avec une étiquette lourde à porter. Le 19 juillet dernier, c’est lui qui a offert à l’Espagne la Coupe du monde, en inscrivant l’unique but de la finale face à l’Argentine (1-0 après prolongation). Un statut de héros national, qui fait monter les attentes à Paris.
Dans un effectif privé de Dembélé et de Khvicha Kvaratskhelia, blessés, Ferran devait être l’une des solutions offensives de Luis Enrique. Mais l’émergence des jeunes, de Mayulu à Godts en passant par Désiré Doué, réduit sa marge d’erreur. La concurrence est féroce.
Faut-il s’inquiéter ? Pas encore, estime Foot Mercato, qui juge cette disette loin d’être alarmante. Mais l’attaquant devra rapidement y mettre fin. À Paris, la patience n’est jamais infinie, surtout pour une recrue à près de 50 millions d’euros.
L’ancien joueur de Barcelone a pour lui son expérience et son sens du but. Il a déjà prouvé qu’il pouvait marquer dans les grands rendez-vous. Reste à retrouver la confiance, ou plutôt la réussite, qui le fuit depuis plusieurs semaines.
Le passage à vide n’a rien d’exceptionnel pour un joueur qui découvre un nouveau championnat, une nouvelle ville et un nouveau système. Les attaquants vivent de confiance, et quelques occasions manquées suffisent parfois à installer le doute. Luis Enrique, réputé pour sa gestion des hommes, devrait continuer à lui accorder du crédit.
La lune de miel est terminée. Place désormais au travail. Et au premier but qui, à coup sûr, libérera l’Espagnol.