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La dernière victoire du Stade Briochin (Côtes-d’Armor) remonte au 19 septembre, à Saumur (1-4). Depuis, les hommes de Julien Fradet ont été éliminés de la Coupe de France à Plabennec et n’ont plus gagné en championnat.
Face à Angoulême, ils n’ont pas mis les ingrédients pour espérer contrarier le leader du championnat.
« Nous n’avons pas été suffisamment agressifs et dangereux, notamment en première mi-temps durant laquelle nous étions bien loin de notre projet de jeu. Nous avons manqué de maîtrise. De son côté, Angoulême a fait preuve de maturité. Ses joueurs sont interconnectés et ont su gérer le scénario du match », analyse Julien Fradet.
Méconnaissables par rapport à leurs premières sorties, les Briochins ont offert le but aux visiteurs sur un plateau. « Une erreur qu’on paie cash », regrette le coach.
Cette ouverture du score a eu le mérite de les faire réagir. Mais sans parvenir à recoller au score.
« Nous donnons l’impression d’être fragilisés par les scénarios de matchs précédents. Je pense à l’égalisation de Châteaubriant dans les dernières minutes », illustre Julien Fradet pour justifier une certaine fébrilité dans la tenue du ballon.
La réalité des choses nous revient en pleine face. On s’est peut-être vu trop beau. Aujourd’hui, nous jouons le maintien.
Désormais, l’objectif du staff est de redonner confiance au groupe. Cela passe par le travail. « Nous allons décortiquer un peu plus nos prestations pour favoriser la compréhension du jeu. Il est nécessaire de gagner ce temps d’avance qui nous fait défaut pour fragiliser plus rapidement le bloc adverse. L’idée est de gagner en fluidité entre le porteur du ballon et le non porteur. »
De retour sur ses terres, Léo Yobé doit être un élément de liaison dans le projet de jeu de Julien Fradet. « C’est un garçon discret dont l’arrivée a fait beaucoup de bruit. Il doit trouver sa place et comprendre l’autre », confie son coach.
Vendredi 6 novembre, les Costarmoricains (10e avec 10 points) se déplacent aux Herbiers (12e avec 9 points).
« C’est une équipe qui nous ressemble. Elle est fragile mentalement et se cherche encore », glisse Julien Fradet. Malheur au vaincu.