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Une vraie performance, le deuxième succès de la saison en...
Une vraie performance, le deuxième succès de la saison en six matches, mais mollo sur l’ascenseur émotionnel. « On n’était pas nuls quand on a fait une deuxième période catastrophique contre Le Mans [NDLR : 72-97 samedi 24 octobre]. Et on n’est pas les rois du pétrole aujourd’hui », après avoir enfin dompté Beaublanc, poursuit Eito.
Garder son sang-froid, cela doit être la ligne du BBD cette saison. Qui sera difficile pour la plus petite masse salariale de Betclic Élite. Quand on voit que Pau/Lacq/Orthez a poussé Le Mans en prolongation (106-97) ; que Nancy est allé gagner à Dijon (94-108)...
Le coach Alexandre Ménard peut se féliciter que son groupe ait eu « le caractère et la force pour renverser les choses et croire en nous jusqu’au bout ». Cela tient parfois à pas grand-chose. Après tous ces lancers francs laissés en route en fin de match, Boulazac aurait pu baisser la tête quand Ware a remis le CSP devant à douze secondes du terme (78-75).
Sur cette difficulté sur la ligne de réparation, Ménard plaide : « On a fait des bêtises un peu mais par manque de lucidité. J’ai des joueurs qui ont joué beaucoup, énormément. » Et Shannon Bogues, à peine débarqué en Périgord, est sorti de sa boîte pour égaliser à neuf secondes de la fin. « Il essaie de rendre au groupe tout ce que le groupe veut lui apporter », dit son coach.
Il a ainsi fallu jouer cinq minutes de plus, avec quatre joueurs en moins (Essome Miyem, JT Shumate, Obinna Anochili-Killen et Cyrille Eliezer-Vanerot). Donc qu’avec des « petits ». Là encore, les joueurs ont serré les rangs et tenu leur ligne. Plus vraiment de joueurs intérieurs ? « Tu es dans une quatrième dimension, lance Eito. Tu t’en fous, tu es dans ton match. Beaublanc hurle, c’est énorme, tu ne peux que te focaliser parce que si tu perds un petit truc, boum, tu te fais avoir. »
« En termes d’héroïsme, franchement, c’est fantastique, poursuit Ménard. Les gars ont été héroïques en faisant des gros stops défensifs en jouant contre des gros. Des gros stops sur leurs tentatives de passes à l’intérieur… C’est ce qui fait la différence sur cette prolongation. »
Pour finir, « on ne perd que 10 ballons et on fait 22 passes décisives, voilà ».
Cette solidité mentale, l’entraîneur l’avait déjà sentie lors de la préparation de ce déplacement en Haute-Vienne. Les Périgourdins ont su se relever après la claque mancelle. À tel point que Ménard pense « vraiment que c’était notre meilleure semaine depuis le début qu’on a repris » en août.
Ce BBD possède sang froid et fierté. Eito : « J’avais vraiment hâte [de venir à Limoges], j’étais très énervé après moi-même sur cette deuxième période face au Mans. Parce qu’avec l’expérience que j’ai et le rôle que j’ai, je n’étais vraiment pas bien, je n’ai pas passé une bonne semaine. »