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« Non… je ne parle pas de dimanche. » Interrogé sur le positionnement de Federico Valverde après la victoire contre le RB Leipzig (4-1), José Mourinho a fermé la porte. Le Portugais ne dévoilera rien avant sa conférence de presse de samedi. Mais selon AS, relayé par Foot Mercato, l’entraîneur du Real Madrid a trois plans en tête pour le Clasico de dimanche soir au Camp Nou.
L’enjeu est colossal. Avec six longueurs de retard sur le FC Barcelone, le Real n’a quasiment plus le droit à l’erreur s’il veut rester dans la course au titre. Une défaite, et l’écart deviendrait un gouffre. Une victoire, et tout serait relancé. Ça sent la poudre.
Premier scénario, le plus probable selon le quotidien madrilène : Valverde reste arrière droit dans un 4-2-3-1. Courtois dans les buts, une défense Valverde, Konaté, Rüdiger ou Huijsen, Cucurella, un double pivot Tchouaméni-Güler, et un trio Endrick ou Bernardo Silva, Bellingham, Diomandé derrière Kylian Mbappé. L’Uruguayen apporte sa verticalité et ses combinaisons avec le milieu.
Deuxième option, Valverde retrouve le milieu défensif aux côtés de Tchouaméni. Un latéral droit de métier, Dumfries ou Alexander-Arnold, fait alors son entrée, et Güler glisse sur le flanc droit à la place d’Endrick ou de Silva.
Troisième piste, la plus audacieuse : Valverde comme ailier droit, avec Dumfries ou Alexander-Arnold derrière lui pour la couverture. Güler, dans ce cas, reviendrait dans l’axe. Un dispositif hybride, à la fois offensif et prudent, typique de la méthode Mourinho.
Dans les trois cas, une constante : Federico Valverde est la clé du puzzle. Son positionnement conditionne tout le reste. Un indice précieux, peut-être, pour comprendre pourquoi Mourinho a soigneusement esquivé la question après Leipzig. Le Portugais sait que la moindre information filtrée profiterait à Hansi Flick.
Coup de théâtre, ou plutôt divergence : Marca ne raconte pas la même histoire. Le quotidien évoque une titularisation d’Eduardo Camavinga au milieu, pour son impact physique et sa capacité à porter le ballon, avec l’idée de punir le Barça en transitions. Une hypothèse absente des compositions d’AS. Bref, la presse madrilène elle-même ne sait pas tout.
C’est tout le génie, ou le vice, de Mourinho. Garder l’adversaire dans le flou jusqu’au bout. Hansi Flick, lui, s’est dit très inquiet avant le choc, avec un groupe encore marqué par la claque reçue à Paris (4-2). Florentino Pérez, de son côté, a choisi de boycotter le déplacement en Catalogne.
Le choix final ne sera connu que dimanche. D’ici là, le Special One aura sans doute distillé quelques indices trompeurs en conférence de presse. C’est son jeu favori. Et rarement un Clasico aura autant ressemblé à une partie d’échecs avant même le coup d’envoi.