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Kirsty Coventry : « L’expérience des athlètes est au coeur de ma mission, et je suis bien placée pour savoir que cette expérience va bien au-delà des podiums »

Le 31 octobre a marqué une étape importante pour le Mouvement olympique, avec le coup d’envoi des Jeux Olympiques de la Jeunesse de Dakar 2026, première manifestation olympique à se dérouler sur le continent africain. Cet événement intervient également à un moment particulièrement important pour le Comité International Olympique (CIO), sous la direction de Kirsty Coventry, première présidente africaine de l’organisation. 

Avec cinq participations aux Jeux Olympiques et sept médailles à son actif, Kirsty Coventry est l’athlète olympique africaine la plus titrée de l’histoire. Lors de son élection à la présidence du CIO en mars 2025, elle a franchi trois nouvelles barrières en devenant la première femme, la première Africaine et, à 41 ans, la deuxième plus jeune personne à prendre les rênes de l’instance olympique. 

Pourtant, quand on interroge Kirsty Coventry sur ces nombreuses « premières », elle affiche une simplicité désarmante. Ce n’est pas ce palmarès qui lui donne le sentiment d’être ici à sa place. Sans chercher à se réinventer pour se conformer à une conception héritée de l’autorité, elle ne rejette pas, non plus, les traditions de l’institution dont elle est désormais à la tête. Bien au contraire, elle semble déterminée à se lancer dans une entreprise autrement plus difficile, à savoir respecter ce qui a été fait jusqu’à présent, tout en refusant de laisser l’histoire dicter ce qui doit arriver ensuite. 

Depuis sa prise de fonction, Kirsty Coventry a dévoilé un nouveau cadre stratégique ambitieux pour le CIO. Baptisé « Fit for the Future », ce cadre qui place la voix des athlètes au cœur du processus décisionnel réoriente les efforts afin de veiller à ce que l’organisation conserve toute sa pertinence et son influence dans les années à venir.

À quelques jours du coup d’envoi de Dakar 2026, nous avons rencontré la présidente du CIO. Avec elle, nous allons évoquer la jeunesse d’aujourd’hui, sespropresannées de formation en Afrique, les leçons qu’elle a tirées de son parcours et la manière dont ces expériences ont façonné la dirigeante qu’elle est aujourd’hui devenue. 

ANNÉES D’ENFANCE ET DE FORMATION EN AFRIQUE

Avant de nous intéresser aux Jeux Olympiques de la Jeunesse en Afrique – le continent le plus jeune du monde –, parlez-nous de votre enfance au Zimbabwe. 

J’ai grandi à Harare. Je faisais du vélo dans mon quartier et j’allais à la piscine ou à la pêche sur les rives du lac Kariba le week-end. Ma sœur et moi avons eu beaucoup de chance de mener une vie très active, au grand air. Nous avons également passé du temps à la ferme d’une cousine de ma mère, à jouer dans la boue, sauter dans les réservoirs d’eau et faire des batailles de bouse de vache… des activités tout à fait ordinaires pour des enfants, mais qui semblent peut-être moins évidentes pour les enfants d’aujourd’hui.  

Avez-vous eu l’impression, lors de vos déplacements au Sénégal en amont de Dakar 2026, que vous rentriez comme à la maison ?

Je crois que tout le monde oublie à quel point l’Afrique est vaste. Je veux dire par là qu’on pourrait faire tenir le territoire des États-Unis et de la Chine au sein de ce continent. Il y a donc évidemment de nombreuses différences d’un pays à l’autre. Néanmoins, nous partageons aussi de nombreux points communs. Dans la plupart des pays africains, il suffit, par exemple, de se promener dans la rue pour que tout le monde vous salue ou vous adresse un signe de la main. Il n’est pas nécessaire de se connaître. Cela fait simplement partie de la culture africaine. Je ressens, en effet, un sentiment, difficile à exprimer avec des mots, qui fait que, oui, Dakar me semble très familier. Ce qui me réjouit particulièrement, c’est de partager ce sentiment avec tous ceux qui viendront au Sénégal et en Afrique pour la première fois. J’espère qu’ils ressentiront cet esprit africain fait de convivialité, de respect mutuel et d’ouverture d’esprit. 

J’ai personnellement appris à apprécier une chose en particulier à Dakar. C’est justement à quel point la ville est animée et orientée vers les activités de plein air. On voit sans cesse des gens sur la plage, qui s’entraînent, font du sport ou d’autres, plus simplement, qui passent du temps avec leurs enfants et déambulent dans les rues. C’est vraiment charmant à observer et cela me rappelle aussi ma propre jeunesse. 

2023 / International Olympic Committee (IOC) / MARTIN, Greg – All rights reserved

LA VIE D’UNE JEUNE SPORTIVE ET L’EXPÉRIENCE DES ATHLÈTES AUJOURD’HUI

Vous vous êtes mise à la natation et avez découvert votre esprit de compétition assez tôt. Les jeux dans la boue et les balades à vélo ont-ils cédé la place à l’ambition, aux médailles et aux records assez rapidement ?

Eh bien, oui… Mais c’est drôle, j’ai en quelque sorte l’impression que ma carrière se divise en deux : une première partie qui a culminé avec mes médailles à Athènes en 2004 et Beijing en 2008, puis la fin de ma carrière entre Londres en 2012 et Rio en 2016. Ces deux périodes se caractérisent par des orientations totalement différentes. 

Je me suis blessée en 2012 et je savais que je ne remporterais pas de médailles. J’ai donc dû profiter des Jeux d’une autre manière. Ce fut le même scénario à Rio : j’ai aimé être une simple athlète et m’engager à ma manière. En grandissant, j’ai aussi appris à savourer les petits moments, ces instants que l’on considère comme acquis quand on ne pense qu’au résultat final. Quand on est uniquement concentré sur la compétition, on passe à côté de beaucoup d’autres expériences : la camaraderie entre athlètes, les amitiés que l’on noue, l’aventure que représentent les voyages à travers le monde et la découverte de la culture locale de ces différents endroits… On ne se permet pas vraiment de profiter de tout cela quand on est trop obnubilé par les médailles et les records. 

Dans mes fonctions actuelles, ces deux expériences différentes me permettent de mieux prendre en compte l’intégralité du parcours d’un athlète. Dans la perspective de Dakar 2026, j’espère que les athlètes auront l’occasion de découvrir le Mouvement olympique, au-delà de leurs compétitions. Être motivé par les médailles n’est pas mauvais en soi. Tous les athlètes passent par là à un moment ou à un autre. Je pense cependant que le fait d’être restée très attachée à cette dernière étape de ma carrière sportive m’aide beaucoup dans mon travail actuel. L’expérience des athlètes est au cœur de ma mission, et je suis bien placée pour savoir que cette expérience va bien au-delà des moments où l’on grimpe sur le podium. 

Vous avez expliqué que vous aviez appris à apprécier le sport différemment en grandissant. Pensez-vous que les jeunes athlètesd’aujourd’hui subissent des pressions que vous n’avez pas connues ?

Je pense que les réseaux sociaux font aujourd’hui peser une pression d’une toute autre ampleur sur les athlètes car ils ne peuvent plus déconnecter. Dès qu’ils sont sortis de leur compétition, ils se précipitent sur leur téléphone pour envoyer un message à leurs parents afin de leur raconter comment ça s’est passé. Puis ils se connectent aux réseaux sociaux… et là aussi, ils sont confrontés à beaucoup plus de critiques et d’attentes. En tant qu’athlète de haut niveau, on dispose d’une certaine influence et d’une voix qui compte. Aujourd’hui, grâce aux réseaux sociaux, on dispose également d’une tribune. Mais cela signifie aussi qu‘on risque d’être amené ou contraint à faire quelque chose dont on n’est pas convaincu.  

Ce qui vient s’ajouter aux autres pressions « usuelles » que l’on connaît à cet âge. Je discutais avec une amie dont la fille va participer à une compétition de natation à Dakar. C’est d’ailleurs moi qui lui ai appris à nager. Cette jeune fille va passer des examens scolaires pendant cette période, ce qui lui pèse beaucoup. J’espère seulement qu’elle prendra aussi le temps de profiter pleinement de l’événement et de participer à toutes les activités sympas qui sont prévues dans la ville pendant cette période. Elle pourra en effet assister à des concerts, des expositions, des sessions de poésie en mode slam, des défilés de mode, des spectacles de cirque et bien d’autres choses encore.  

Pour être honnête, je trouve qu’on subit énormément de pression de toutes parts quand on est jeune. Au CIO, nous nous efforçons de mettre en place des règles et des réglementations visant à protéger les athlètes, afin qu’ils puissent prendre leurs décisions en toute autonomie. La mise en place de cette plateforme destinée aux athlètes, que sont les Jeux Olympiques, va de pair, pour nous, avec la lourde responsabilité de les protéger contre les pressions extérieures.  

IOC/Roy Esterhuysen

LE SENS DE LA COMMUNAUTÉ DANS UN MONDE NUMÉRIQUE 

Vous parlez souvent de communauté et de l’Ubuntu, cette philosophie africaine ancienne de la solidarité. À une époque où une grande partie de la vie des jeunes se déroule derrière des écrans, craignez-vous que nous soyons en train de perdre quelque chose en étant moins en présence physique les uns avec les autres ? 

De mon point de vue, les gens font communauté de différentes manières et je pense aussi que ces phénomènes évoluent par cycles. Ces derniers temps, je constate que de plus en plus de gens posent leur téléphone et souhaitent renouer avec les interactions en face à face. 

Dans une certaine mesure, nous devons accepter le fait que la raison d’être de certaines de ces communautés se trouve désormais en ligne. Mais en tant que parents, il est également de notre responsabilité d’encourager nos enfants à ne pas se perdre dans cet univers. Quand je retourne en famille au Zimbabwe, je trouve important que mes filles vivent certaines expériences que j’ai moi-même vécues quand j’étais enfant. Notre ferme est un endroit particulier, sans télévision ni Wi-Fi; de ce fait, les téléphones perdent une grande partie de leur utilité là-bas. Ça nous plaît qu’il en soit ainsi parce que nos filles seront littéralement obligées de sortir jouer dans la boue et de se comporter comme des enfants ordinaires, amenés à interagir entre eux. 

C’est également là, selon moi, que le sport peut jouer un rôle très important en faveur des parents. Car faire pratiquer un sport à ses enfants, c’est leur donner la confiance nécessaire pour aller parler à un autre enfant, n’est-ce pas ? Ce qui peut, à son tour, générer un sentiment d’appartenance. Nous devons nous sentir responsables les uns envers les autres et essayer de nous aider mutuellement à devenir meilleurs. 

L’influence du sport s’étend bien au-delà de ceux qui le pratiquent. Il est ressorti un chiffre de Paris 2024 que je trouve très encourageant, à savoir que 80 % de notre public provient encore de la télévision. On constate, bien évidemment, que les gens se tournent vers le numérique, mais les Jeux Olympiques restent très ancrés à la télévision. Je pense que cela signifie que nous sommes vraiment un événement que les gens regardent ensemble, dans leur salon, plutôt que chacun dans sa chambre sur son propre appareil.  

MATERNITÉ ET RÉFLEXIONS SUR VOS ANNÉES DE JEUNESSE

Quel conseil donneriez-vous à la jeune fille de de 15 ans que vous étiez ?

Oh là là… 15 ans… quel âge difficile ! Surtout pour une fille… Je lui dirais que la situation n’est pas aussi grave qu’elle en a l’air. J’ai pu le constater chez mes nièces et neveux ainsi que chez les enfants de mes amis qui sont adolescents : pour eux, tout a des airs de fin du monde. J’essaierais simplement de la rassurer sans cesse en lui montrant que tout va bien se passer. 

Le fait de devenir mère a-t-il changé votre façon de percevoir vos propres réussites ? 

Je pense que la maternité enlève une forme de pression sur certains aspects, mais qu’elle en crée d’autres. On veut aussi laisser un héritage, et rendre le monde meilleur pour ses enfants. 

En grandissant, j’avais un très bon réseau de soutien composé de femmes fortes telles que ma mère, ma grand-mère et mon entraîneuse. Personnellement, le genre n’a jamais vraiment été un obstacle pour moi. Mais je mesure la chance que j’ai eue, car je sais que tout le monde n’a pas bénéficié du même environnement. Aujourd’hui, je ressens encore davantage cette responsabilité car je ne veux pas que mes filles aient à vivre certaines épreuves que traversent les femmes. 

Mais bon, c’est vrai que quand je repense à l’époque où j’étais une athlète, rien ne comptait plus que les résultats. À mesure que l’on gagne en maturité, que l’on quitte le monde du sport et que l’on devient parent, ou n’importe quoi d’autre que l’on choisisse de faire, on se rend compte que oui, c’était vraiment important, mais que ces choses-là et la personne que je suis aujourd’hui sont bien plus importantes encore. Mais je pense que ça fait partie de la vie. On apprend à être un peu plus indulgent envers soi-même, à se traiter avec plus de bienveillance. Je pense que les jeunes sont tout simplement plus durs envers eux-mêmes car à leur âge, on ne se rend pas compte qu’il y a encore tant de choses à venir. Que l’on vivra toutes ces autres expériences. 

Quel rôle la natation joue-t-elle dans votre vie aujourd’hui ? 

J’emmène mes enfants à leurs cours de natation, et c’est à peu près tout. C’est à peu près tout ce que je peux dire encore vraiment concernant la natation. C’est un peu triste, mais je n’ai tout simplement pas le temps. L’autre jour, j’ai accompagné ma fille de deux ans à sa leçon de natation, et on s’est bien amusées. Elle adore l’eau et elle n’a peur de rien, ce qui est un peu effrayant… 

À LA TÊTE DU CIO ET DE L’INITIATIVE FIT FOR THE FUTURE

À la présidence du CIO, pouvez-vous exercer votre leadership d’une manière qui vous corresponde véritablement ?

Oui. Je suis confiante et satisfaite de ma façon de diriger. Je pense avoir compris que dans ma position, certaines personnes vont aimer ma façon de faire ; d’autres non, et c’est leur choix. À un moment donné, certains monteront dans le bus ; sinon, ils devront en descendre. En général, j’essaie de faire preuve de respect envers ceux qui peuvent avoir une façon différente de faire les choses… mais seulement jusqu’à un certain point. À un moment donné, on se dit aussi : « Bon, c’est comme ça qu’on va avancer, et j’aimerais que vous m’accompagniez. »  Mais si vous ne le pouvez pas, ce n’est pas à moi de décider.

Plus que tout, pour des dirigeantes qui, comme moi, accèdent à des postes à un âge plus jeune que leurs prédécesseurs, il peut naturellement y avoir du scepticisme. Les gens peuvent se demander : « Elle est assez jeune ; est-elle vraiment capable de s’en sortir ? » J’apprécie en fait ce défi. Je ne souhaite pas parler de leadership ; je veux montrer par mes actes que je suis capable d’être une dirigeante forte et déterminée. Mon approche est peut-être différente de celle qui a été adoptée jusqu’à présent, sans que cela signifie pour autant que l’ancienne méthode était bonne ou mauvaise. Il s’agit d’identifier les besoins actuels de l’organisation et d’avoir la confiance nécessaire pour diriger de manière à répondre aux enjeux du moment présent. 

Quelles compétences cette période de votre vie vous a-t-elle enseignées que vous ne possédiez pas en tant qu’athlète ?

La patience serait la première que je citerais. Même si mon équipe sait que je ne fais pas toujours preuve de patience avec tout le monde… j’ai quand même mes limites. Mais j’ai l’impression que j’ai réussi à repousser cette limite…et pas qu’un peu ! Surtout après avoir eu des enfants : c’est certain, ils nous apprennent la patience.

Vous avez désormais eu le temps d’imprimer votre marque au CIO grâce à l’initiative « Fit for the Future », articulée autour d’une pause délibérée. Pourquoi cette approche était-elle importante pour vous ? 

Pour moi, il était important de prendre le temps de s’arrêter pour réfléchir et d’entamer des discussions franches et sincères afin de déterminer à quoi pourrait ressembler la voie à suivre. « Fit for the Future » consiste en quelque sorte à un retour à nos racines, pour se poser la question de la véritable mission qui incombe au CIO. Cette « pause » nous a donné l’occasion de prendre un peu de recul et de réfléchir sérieusement à notre évolution, à la manière dont nous pouvons revenir à l’essence même du sport et des Jeux Olympiques afin d’exercer un impact plus important. 

Le monde qui nous entoure évolue rapidement, et nous devons être capables de nous adapter à ces changements, tout en restant fidèles à nous-mêmes et à nos valeurs. Il s’agit pour nous d’être ouverts aux nouvelles idées, de faire preuve de plus de souplesse dans notre façon de travailler et de concentrer notre énergie là où nous pouvons avoir le plus d’impact. En fin de compte, il s’agit de veiller à ce que le Mouvement olympique conserve toute sa pertinence et continue d’avoir un impact positif pour les générations à venir. 

Et à quoi ressemble concrètement ce regain d’attention ? Comment cette initiative est-elle déjà mise en œuvre et perçue au sein du Mouvement olympique ? 

En tant qu’organisation, notre objectif principal est de permettre aux athlètes d’atteindre leur plein potentiel et d’amplifier leur impact. Nous avons lancé, par exemple, une nouvelle subvention « Fit for the Future » pour olympiens. Chaque athlète olympique peut ainsi prétendre à une aide de 10 000 USD afin de soutenir directement sa carrière sportive ou l’aider à aborder une nouvelle étape de sa vie. C’est un point à l’ordre du jour depuis de nombreuses années, et je suis extrêmement fière que nous soyons désormais en mesure de le mettre en place. Nous avons également déployé des efforts importants pour intégrer véritablement la voix et le point de vue des athlètes au cœur du processus décisionnel à tous les niveaux de l’organisation. Il ne s’agit donc pas seulement d’écouter les athlètes, mais de leur donner une réelle influence sur l’avenir du mouvement.

2021 / International Olympic Committee (IOC) / MARTIN, Greg – All rights reserved

RÉPONSES RAPIDES 

Votre moment préféré de la journée ?  Le matin, au moment où mes filles se réveillent. 

Casque sur les oreilles ou bande-son à fond dans la pièce ? Des écouteurs dans l’avion, mais à la maison, nous écoutons beaucoup de musique à plein volume. On organise souvent des soirées dansantes ! 

Votre vêtement préféré dans votre garde-robe ? J’ai plutôt un style décontracté. J’adore porter un jean, un t-shirt et une veste. Mais quand j’étais à Dakar, j’adorais aussi porter un boubou. C’est une tenue tellement confortable, qui cache tout. J’aimerais en avoir davantage dans ma penderie.  

Une spécialité culinaire ? En fait, je ne cuisine pas vraiment. C’est Ty, mon mari, qui s’occupe de préparer les repas. Moi, je me charge du ménage. 

Qu’est-ce que vous avez toujours dans votre sac à main ? Du chocolat. Au lait, noir, peu importe… 


Qu’est-ce que vous ne savez pas faire ? Je n’arrive pas à dissimuler mon désintérêt, quand quelque chose ne m’impressionne pas. Pendant la pandémie de Covid, je faisais partie de ces gens qui aimaient porter le masque. 

Le meilleur conseil qu’on vous ait donné ? Toujours rester soi-même.  

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