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Le piège de l'altitude au Mexique : Ferrari détient-elle l'arme secrète ce week-end ?
Motor Racing - Formula One World Championship - Mexico City Grand Prix - Practice Day - Mexico City, Mexico

À plus de 2 200 mètres d’altitude, le Grand Prix du Mexique impose aux écuries des compromis techniques extrêmes, entre refroidissement, aérodynamique et fonctionnement des nouveaux moteurs hybrides.

À Mexico, les ingénieurs doivent résoudre un paradoxe : malgré des températures ambiantes relativement modérées, les monoplaces rencontrent des difficultés de refroidissement parmi les plus importantes de la saison.

La raison tient à l’altitude du circuit Hermanos Rodríguez, où la densité de l’air est inférieure d’environ 20 % à celle observée au niveau de la mer. Moins d’air traverse les radiateurs, ce qui complique l’évacuation de la chaleur produite par les moteurs, les batteries et les freins.

© Carpentiers

Des carrosseries ouvertes de toutes parts au Mexique

Pour compenser, les écuries multiplient les ouvertures dans leurs carrosseries, au détriment de l’efficacité aérodynamique.

Mercedes a ainsi ouvert deux séries d’ouïes sur son capot moteur, tandis que Red Bull dispose de trois zones de ventilation distinctes, réparties entre l’avant et l’épaule des pontons et le capot moteur.

McLaren a également adapté sa carrosserie pour améliorer la circulation de l’air à travers ses radiateurs. Alpine a augmenté le nombre de ses ouvertures par rapport à Singapour, tandis que d’autres équipes ont adopté des solutions particulièrement généreuses.

© Carpentiers

Ferrari joue une autre carte...

Ferrari, qui a brillé aux essais libres vendredi, possède un autre atout : son turbocompresseur de dimensions relativement modestes.

À cette altitude, les turbos doivent fonctionner à des régimes élevés pour compenser la raréfaction de l’air. Un turbo plus petit pourrait faciliter la réponse du moteur, notamment à la sortie des virages lents.

Le problème est accentué par la disparition du MGU-H dans la réglementation 2026. Ce moteur-générateur électrique permettait notamment de maintenir le turbo en rotation lorsque le pilote relâchait l’accélérateur.

Désormais, les motoristes doivent composer avec un temps de réponse potentiellement plus important, tout en gérant une batterie fortement sollicitée par les longues lignes droites mexicaines.

Le refroidissement n’est donc qu’une partie de l’équation. Entre puissance disponible, gestion énergétique, appui aérodynamique et température des pneumatiques, Mexico pourrait redistribuer les cartes de manière inattendue.

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