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Au terme d’un match plein de rebondissements, les Périgourdins ont signé, samedi 31 octobre, le premier succès de leur histoire à Beaublanc ; et surtout le second de leur saison (89-99 ap) de Betclic Élite
Épique ! Malgré quatre joueurs de grande taille éliminés pour cinq fautes (Essome Miyem, Obinna Anochili-Killen, JT Shumate et Cyrille Elizer-Vaneot) ; malgré une adresse horrible aux lancers francs (12/26 soit 42 %) ; dans une salle de Beaublanc qui n’a pas ménagé ses broncas - surtout pour ses joueurs après le match ; et après une prolongation menée de main de maître, le Boulazac Basket Dordognea signé, samedi 31 octobre, le...
Épique ! Malgré quatre joueurs de grande taille éliminés pour cinq fautes (Essome Miyem, Obinna Anochili-Killen, JT Shumate et Cyrille Elizer-Vaneot) ; malgré une adresse horrible aux lancers francs (12/26 soit 42 %) ; dans une salle de Beaublanc qui n’a pas ménagé ses broncas - surtout pour ses joueurs après le match ; et après une prolongation menée de main de maître, le Boulazac Basket Dordogne a signé, samedi 31 octobre, le premier succès de son histoire sur le parquet du Limoges CSP (89-99).
Statistique accessoire pour le coach Alexandre Ménard : son groupe engrange surtout une deuxième victoire cette saison et prend un peu de marge avec le fond du classement. Une vraie bouffée d’air frais dans la course au maintien dans cette Betclic Élite.
Et pourtant, à 12 secondes et quatre dixièmes de la fin du temps réglementaire, Limoges avait le vent dans le dos (78-75). Le BBD doit un peu son salut à son nouveau joueur, l’arrière Shannon Bogues. Auteur d’un panier à trois points à neuf secondes du terme, c’est lui qui a propulsé son équipe en prolongation. « Merci Shannon pour ce shoot », souriait son collègue Antoine Eito.
En revanche, les cinq minutes supplémentaires ont été un vrai moment collectif. Boulazac, obligé de jouer petit après la perte des quatre joueurs suscités, a lâché les chiens pour tout donner défensivement. Thomas Ville, arrière de son état, a fini au poste de pivot… Cet état d’esprit a payé, avec trois paniers primés d’entrée pour tuer les Limougeauds (80-89, 42e). Puis une défense parfaite.
« J’espère que ce sera fondateur en termes de cohésion », soufflait le coach Ménard après la victoire.
Le BBD aurait pu s’éviter cette prolongation, sans quelques scories qui ont laissé espérer le CSP. Comme ces lancers francs laissés en route. Eliezer-Vanerot en a raté trois à deux minutes de la fin. Eito en a manqué deux à 15 secondes du buzzer des quarante minutes. Là, Ware a remis Limoges devant (78-75). Les petits détails allaient-ils avoir raison du BBD ?
On peut également parler de ce manque d’agressivité durant le second quart-temps. Où il a fallu attendre cinq minutes pour voir une faute enfin sifflée contre les Haut-Viennois. Après un temps mort, les Périgourdins ont montré un peu plus les dents au moment d’attaquer le cercle limougeaud (25-30, 16e). Mais, petit à petit, le CSP est revenu, tracté par Horne et ses tirs longue distance. Albicy a même placé son équipe devant (36-35), brièvement, sur deux lancers francs.
Mais on doit surtout écrire sur le cœur de cette équipe. Exemple avec un premier quart-temps parfait. Propre en défense et opportuniste en attaque, Boulazac a vite pris de l’avance, avec notamment des tirs primés d’Obinna Anochili-Killen ou Cyrille Eliezer-Vanerot (7-14, 8e).
Le tout sans perdre un ballon jusqu’à la 9e minute. Une copie parfaite en somme, relevée par un gros contre de JT Shumate sur Ware, malgré une certaine différence de gabarits…
Le BBD a vite franchi la barre des 10 points d’écart (7-19, 10e), puis son avance a gonflé jusqu’à 13 unités (11-24, 12e). Son avantage maximal durant cette partie.
Alors quand le Limoges CSP a pris le contrôle avec un panier primé de Horne suivi d’un dunk plus la faute de Dossou (61-56, 30e), ça sentait le roussi. Encore plus avec un oubli défensif sur une remise ligne de fond (65-58, 32e). Mais non. Ville, le capitaine, a planté de loin pour égaliser (65-65, 34e). Avant de crier sa rage sur une faute offensive de Limoges, puis de remettre ça de loin (67-70, 35e).
Avec ce caractère, le BBD peut y croire. « Mais on sait qui on est, dit Antoine Eito. On sait que la saison sera difficile, on se bat. » Et parfois, ça permet de signer de petits exploits.