Retour
L'UEFA vient de sanctionner l'Olympique Lyonnais pour des chants discriminatoires entonnés lors de la victoire face à Crystal Palace (3-2) en coupe d'Europe. L'instance retient un « comportement discriminatoire à caractère homophobe » dans le Virage Nord à la 42e minute, ciblant l'AS Saint-Étienne. Au menu : une amende de 20 000 euros et une fermeture partielle du stade... avec sursis.
Jusqu'à 100€ reversés en cash sur ton 1er pari !
À 1-0 pour les hommes de Paulo Fonseca, les supporters lyonnais ont ressorti leur répertoire habituel. Les chants visaient les Stéphanois en s'appuyant sur le numéro 42, référence au département de la Loire. Une pratique devenue quasi systématique dans le derby rhodanien, même quand les Verts ne sont pas sur la pelouse. L'UEFA a ciblé trois blocs précis : 002, 003 et 004, tous situés dans le secteur incriminé.
La sanction financière reste modeste pour un club de cette envergure. Quant à la fermeture partielle, elle ne s'appliquera pas lors du prochain rendez-vous européen à Décines. Le sursis permet à l'OL, leader de Ligue 1 avec 14 points en 7 matchs, d'éviter une sanction immédiate. Une forme d'avertissement avant d'éventuelles mesures plus lourdes en cas de récidive.
Cette décision illustre l'incapacité chronique à endiguer ces dérives tribunitaires. Les sanctions UEFA s'accumulent, les clubs paient, mais les chants perdurent. L'OL affiche une belle forme sportive (V-D-V-N-V) et caracole en tête avec ses rivaux parisiens, mais le dossier disciplinaire continue de s'alourdir. Reste à voir si cette énième alerte déclenchera enfin une prise de conscience durable côté rhodanien.