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Les tensions entre Fernando Alonso et Alexander Albon ne sont pas retombées depuis leur accrochage au Grand Prix des États-Unis, or les deux hommes seront encore voisins de grille au Mexique...
À l'approche de la course à Mexico, les deux pilotes ont échangé plusieurs déclarations particulièrement piquantes, le double champion du monde espagnol maintenant ses critiques sur le niveau des pilotes évoluant en fond de grille.
Tout a commencé à Austin, où Alonso et Albon s'étaient touchés en piste.
Mécontent de cet incident, le pilote Aston Martin avait vivement critiqué le comportement de certains concurrents : « On doit s'améliorer et s'élancer plus haut, car le niveau en fond de grille est très faible en ce moment », avait-il déclaré après la course.
Une remarque qui visait notamment Albon et qui n'est pas passée inaperçue dans le paddock. Interrogé à nouveau sur ses propos au Mexique, Alonso n'a pas cherché à calmer le jeu. Au contraire, l'Espagnol a confirmé son opinion, tout en adressant une nouvelle critique aux équipes concernées.
« On sait tous de qui on parle et qui s'est senti visé par mes commentaires. Je maintiens ce que j'ai dit au Texas, a-t-il insisté. Si ces équipes sont satisfaites de casser des pièces à chaque course, tant mieux pour elles. »
Des déclarations auxquelles Albon a répondu lors de la conférence de presse précédant le Grand Prix du Mexique.
Le pilote Williams a d'abord tenu à rappeler son admiration pour Alonso, qu'il considère comme l'un des grands pilotes de sa génération : « J'ai un immense respect pour Fernando, c'est un pilote exceptionnel et c'était un modèle quand j'étais petit », a expliqué le Thaïlandais.
Albon estime toutefois que les critiques du double champion du monde ne reflètent pas la réalité du plateau actuel. Selon lui, le niveau général de la Formule 1 est aujourd'hui particulièrement élevé, y compris parmi les équipes les moins compétitives.
« Pour moi, le niveau actuel est le plus fort depuis un moment. Ces commentaires sont dits à chaud, donc il faut les prendre avec des pincettes », a-t-il poursuivi.
Le pilote Williams rappelle également que la discipline a considérablement évolué au cours des dernières années, avec des pilotes sélectionnés davantage sur leurs performances que sur leurs soutiens financiers : « Il y a dix ou quinze ans, le fond de grille n'avait pas le niveau actuel et il n'y a plus de pilotes payants », affirme-t-il.
S'il comprend que certaines déclarations puissent être prononcées sous le coup de la frustration, Albon ne cache pas son désaccord avec Alonso : « Ce n'est évidemment pas agréable d'entendre ce genre de commentaires », reconnaît-il.
Le Thaïlandais a finalement conclu avec une pointe d'ironie : « Mais c'est comme ça, et j'espère qu'on ne va pas se croiser en piste ce week-end ! »
Reste à savoir si les deux pilotes se retrouveront à nouveau roue contre roue sur l'Autódromo Hermanos Rodríguez. Après leurs échanges médiatiques, un nouvel affrontement en piste ne manquerait certainement pas d'attirer l'attention.