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« C’est une consécration mais ce n’est que le début, en fait » : l’emblématique Rochelaise Sitti Ben Hamidou a tout vécu avec les Pocettes, de la Fédérale 2 à l’Élite 1
Pour Sitti Ben Hamidou, l’émotion était à son maximum après avoir gagné le droit de faire partie des 10 meilleures équipes françaises.

L’ailière rochelaise, dont la première licence date de 2011, savoure la promotion historique de son équipe, qui jouera son premier match en première division à Deflandre et à la télévision ce dimanche (17 h 45) face à Lyon

Sitti Ben Hamidou, seize ans de rugby au sein des Rochelaises, a un enthousiasme de cadette avant le tout premier match de leur histoire en première division, ce dimanche, à Marcel-Deflandre, face à Lyon (17 h 45). « Pour moi c’est une consécration, mais ce n’est que le début, en fait. On a travaillé pendant des années pour atteindre ce niveau-là », souligne l’emblématique ailière de 37 ...

Sitti Ben Hamidou, seize ans de rugby au sein des Rochelaises, a un enthousiasme de cadette avant le tout premier match de leur histoire en première division, ce dimanche, à Marcel-Deflandre, face à Lyon (17 h 45). « Pour moi c’est une consécration, mais ce n’est que le début, en fait. On a travaillé pendant des années pour atteindre ce niveau-là », souligne l’emblématique ailière de 37 ans.

Cette rencontre, à laquelle elle ne participera pas, sera retransmise en direct sur Canal+ Sport. « Une reconnaissance » qui pourrait être source de pression, mais Sitti Ben Hamidou y voit aussi « une visibilité » qui consacre « l’évolution du rugby féminin », nationalement comme localement : « Cette équipe évolue depuis tant d’années… Chaque saison, on a gravi les échelons et aujourd’hui, on en est là, c’est juste incroyable ! »

« Maintenant, des personnes nous reconnaissent dans la rue, c’est juste dingue ! »

Quand, à 21 ans, elle signe sa première licence en 2011, le Pallice Océan Club évoluait alors en Fédérale 2. S’imaginer un jour en Élite n’était même pas un rêve. « J’étais toute nouvelle dans ce sport, je ne connaissais pas du tout le rugby, raconte-t-elle. J’arrivais de région parisienne et pour nous, c’était basket, volley, etc. J’ai fait un entraînement et je suis tombée amoureuse de ce sport. Je suis arrivée tardivement mais je voulais pouvoir jouer, m’éclater, profiter et surtout me défouler. Petit à petit, j’ai commencé à gagner du temps de jeu alors que cette équipe se construisait. Je n’ai pas trop réalisé, en fait, j’ai juste suivi le mouvement. »

Plusieurs étapes clés

Un mouvement qui les a conduites à monter en Fédérale 1, puis en Armelle-Auclair, devenue l’Élite 2. « Quand on a atteint ce grade-là, je me suis dit pourquoi pas continuer l’aventure et vraiment aller au plus haut niveau, pouvoir connaître tous les niveaux féminins », développe Sitti Ben Hamidou. L’intégration au sein du Stade Rochelais a été décisive, avec une première étape en 2015, sous les couleurs jaune et noir mais avec une gestion à part et l’identité des Pocettes encore forte. En 2017, l’accueil dans les locaux de l’Apivia Parc a été décisif, avec un projet dédié.

Sitti Ben Hamidou sous le maillot du POC, en octobre 2013.
Sitti Ben Hamidou sous le maillot du POC, en octobre 2013.

La Rochelaise met également en exergue l’importance d’Alexandre Bares, leur manager : « Il a tellement œuvré pour en arriver là, il s’est démené pour nous, il nous a trouvé des boulots, des formations… Il a fait en sorte que nos vies soient facilitées pour pouvoir s’entraîner dur, beaucoup et vivre à côté, alors qu’on n’est qu’amatrices. Tout ça fait qu’on a pu atteindre ce niveau. »

Le tout, accompagnées aussi par un public de plus en plus présent. Selon Ben Hamidou, il y a eu « deux bascules » : la présentation du titre de championnes de France de Fédérale 1 à Deflandre en 2015 « alors qu’on n’était que les Pocettes. Là, ça a été juste dingue ». Puis, au Stade Rochelais, la communication s’est mise en place, d’abord doucement jusqu’à connaître une grosse accélération ces dernières saisons. « Les gens sont contents d’avoir nos nouvelles, accès à nos matchs. Et maintenant, des personnes nous reconnaissent dans la rue, rit la Rochelaise. Les hommes vivent ça tous les jours, et c’est normal pour eux, mais pour nous c’est juste dingue ! »

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