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Marathon de Toulouse : "Le sport doit s’intégrer à ta vie, pas la remplacer" : conseils, astuces, préparation et dangers, le marathon de Toulouse se court aussi sur les réseaux sociaux
Alexandre, Mayna (à gauche), Lou et Adrien (à droite), vous passer sur le grill ce dimanche après avoir exposé leur préparation sur les réseaux sociaux.

l'essentiel Depuis plusieurs mois, ils sont nombreux à partager sur les réseaux sociaux leur préparation à l'Harmonie Mutuelle Toulouse Métropole Run Experience. Entre défis personnels, envie de partage et conscience des dangers, Mayna (@maynuux), Lou (@runwithlou_), Alexandre (_plein_gaz) et Adrien (@yourboyisrunning) nous font découvrir l'envers du décor. On vous raconte les coulisses de leur préparation.

Qui sont ces vidéastes qui mettent en scène leur préparation sur les réseaux sociaux ? Quelles sont leurs motivations et quelles sont leurs limites ? Pour y répondre, quatre créateurs de contenus ont décidé de nous aider à éclairer notre lanterne sur ce nouveau phénomène de société. Pour Lou, Mayna, Adrien et Alexandre, le sport est d’abord ancré dans leur jeunesse, à des niveaux différents, et chacun, pour des raisons diverses, s'est lancé sur les réseaux sociaux.

Pour Adrien, @yourboyisrunning sur Instagram, c’est avant tout le retour d'expérience qui l’a motivé. Avec une vingtaine de triathlons à son actif et un Ironman. "C’est une chose que j’ai toujours eu envie de faire, j’avais le sentiment que j’avais quelque chose à dire des enseignements que j’ai tirés de ma pratique des sports d'endurance." Meneur d’allure l’an dernier lors du marathon, il décide de se lancer dans la reconnaissance du parcours. "Comme je l’ai fait pour moi, je me suis dit, pourquoi pas le partager aussi, ça va intéresser des gens." Et il a eu raison. Ses quatre épisodes sur le parcours sont ceux qui ont été les plus visionnés sur son compte.

Mais voilà, pour eux quatre, ce n’est pas la course au clic le plus important. Pour Lou, @runwithlou_ sur TikTok, c’est avant tout un défi personnel. "C’était d’abord un moyen de garder ma motivation. Partager ma prépa, c’est aussi une façon de m’engager : une fois que c’est dit en public, tu ne peux plus t’échapper !" Même discours pour Alexandre, @_plein_gaz sur Instagram. "En voyant les personnes que je suivais, comme clemquicourt, j’avais juste envie de partager cela et faire rire les copains. Finalement, je ne pensais pas que ça allait prendre une telle ampleur dans mes contenus. On passe de vidéos de 30 secondes à des podcasts de trois minutes et au final c’est presque un journal intime."

"Le sport doit s’intégrer à ta vie, pas la remplacer"

Loin d'être dans une optique d’influenceurs, ces quatre profils sont avant tout sur les réseaux sociaux pour partager leur quotidien en espérant qu'il résonne pour quelque personne. Lou, par exemple, ne cache pas son côté bonne vivante. À travers ses vidéos, elle essaie de faire comprendre que la pratique sportive n’est pas incompatible avec sa vie de tous les jours. "C’est même le cœur de ma démarche ! Je n’ai pas envie de choisir entre être sportive et profiter de la vie. Je cours et je mange des cinnamon rolls, je prépare un marathon et je sors avec mes amies. On n'est pas fâchées avec le bonheur ici ! Montrer ça, c’est dire qu’on n’a pas besoin d’une vie ultra-contrôlée pour progresser. Le sport doit s’intégrer à ta vie, pas la remplacer."

À 37 ans et avec deux jeunes enfants, Alexandre essaie aussi de montrer un quotidien différent. "J’ai deux petits gars et j’ai aussi besoin de leur montrer que c’est important de faire du sport. C’est aussi ce qui me motive. De montrer que je peux être un papa en forme et je sais que ça fait écho à certaines personnes qui se retrouvent là-dedans."

Une conscience critique

Néanmoins, comme pour tout phénomène, il existe des limites et des dangers. Sur son compte TikTok, Mayna (@maynuux), montre ses hauts et ses bas mais sensibilise au fait qu’il faut arrêter de se comparer. "Que ce soit sur les performances ou physiquement, ça nous est tous déjà arrivé. Je trouve qu’on perd cette "réalité" à travers les réseaux. Les gens se montrent sous leur meilleur angle, avec la bonne luminosité. Ils se montrent quand ils font un super temps mais jamais quand la séance est complètement ratée… Alors je tiens à montrer la réalité à travers mes vidéos."

Adrien, quant à lui, a voulu soulever un autre phénomène tout aussi dangereux. "Il m’est arrivé que des personnes me demandent de les coacher. J’étais assez surpris mais je leur ai répondu que je n’avais pas la légitimité pour le faire. Je ne suis pas dans une optique de "J’ai le savoir et je vous montre comment il faut faire." Non, c’est juste du retour d'expérience et des conseils que je m’applique. Je me dis aussi que d’autres influenceurs doivent accepter de le faire alors qu’ils n’ont ni diplôme ni légitimité. Je trouve ça assez dangereux pour la communauté." Des esprits sains dans des corps sains à retrouver dans le peloton demain.

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