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Quel bilan faites-vous de cette première saison en tant que cycliste professionnel au sein de La Conti Groupama-FDJ ?
C’est un peu mitigé pour être honnête. Je suis resté sur ma faim on va dire. D’un point de vue des résultats, j’ai eu du mal à trouver les opportunités. Je sais que je suis capable de mieux.
J’ai fini fort la saison physiquement et du coup c’est quand même super encourageant. Je sais que physiquement, je suis beaucoup plus fort que l’an dernier. C’est une super nouvelle pour la suite.
C’est votre première saison au haut niveau. Tout a été nouveau. À quoi ressemble ce monde professionnel que vous avez découvert ?
C’est effectivement beaucoup de changements, c’est peut-être aussi pour ça que j’ai eu un peu de mal à trouver mes repères au début.
Que ce soit au niveau de l’entraînement, où ça va être beaucoup plus précis, ou sur la nutrition, on a beaucoup plus de suivi. C’est super cool en termes d’accompagnement. J’ai mon entraîneur, mais on a aussi par exemple une nutritionniste, un préparateur mental et un entraîneur aussi spécifiquement pour la préparation physique. On a vraiment toutes les clés en main pour pouvoir progresser et performer.
On sait que vous êtes très exigeant avec vous-même. À quoi faites-vous le plus attention ?
Je pense qu’aujourd’hui, c’est la nutrition. Comme de nombreux coureurs, et c’est pour ça aussi que le vélo a beaucoup progressé ces dernières années. Je fais attention, mais au bout d’un moment, ce sont des habitudes qu’on prend et qui se font assez naturellement donc ce n’est même plus une contrainte.
Par exemple, dans mon quotidien, je dois bien gérer les quantités de glucides consommées que ce soit sur le vélo ou en dehors. On roule tellement que la problématique n’est pas de manger trop, mais de manger suffisamment. Je l’ai ressenti sur mon physique.
Est-ce qu’on peut scinder votre saison en deux : une première partie où vous étiez malade et une seconde partie lancée après votre titre de vice-champion de France Avenir ?
Physiquement, oui. Toute la première partie de la saison, j’ai galéré avec des allergies qui m’ont bien gêné. Et quand je repense à ma saison, j’ai tendance à l’oublier, mais c’est vrai qu’il y a quand même eu des circonstances.
Pour la deuxième partie plus positive, je dirais même qu’elle a commencé avant le championnat de France de l’Avenir : à la Route d’Occitanie que j’ai courue avec la WorldTour. C’est à cette course-là que je me suis vraiment relancé. Ensuite, jusqu’à la fin de saison, ça allait vraiment fort physiquement.
Même s’il n’y a pas eu énormément de résultats, je sais que moi je me sentais parmi les plus forts en course, c’est ça le principal.
Que représente le titre de vice-champion de France pour vous ?
C’est le gros résultat de ma saison. Je pense que ça aussi, j’ai tendance à trop l’oublier parce qu’au final, c’est un énorme résultat. Si on m’avait dit ça en début de saison, je pense que j’aurais signé. Même si j’aurais préféré gagner, c’est sûr que c’est le point fort de ma saison.
Vous avez intégré la WolrdTour sur différentes courses et classiques, et donc pu observer les pros, qu’en avez-vous retiré ?
J’ai beaucoup regardé leur façon de courir, qui est totalement différente des Classes 2. Et j’ai la chance de pouvoir apprendre de super mecs comme Guillaume Martin, Romain Grégoire ou Clément Russo, par exemple.
Vous repartez en 2027 pour une Saison 2 avec La Conti. Quel retour avez-vous eu de cette première année ?
Le retour est plus ou moins similaire à ce que je pense. Même si eux sont plus satisfaits de moi, que moi je suis satisfait de moi. D’un point de vue collectif, je suis presque irréprochable. Je sais faire le boulot collectivement et c’est vraiment apprécié dans l’équipe.
Mais d’un point de vue résultat, on attend plus de moi, surtout au vu de mon physique ces derniers mois et de mes watts à l’entraînement et en course. Je sais très bien qu’il faudra que j’aille chercher des résultats pour passer au niveau au-dessus.
Justement, quelles vont être vos ambitions en 2027 ?
D’aller chercher un podium, ensuite une victoire, et puis après plus de victoires. Il faut vraiment aller chercher les performances.
Est-ce que vous avez d’ores et déjà des courses visées ?
Je n’ai pas encore mon calendrier, donc c’est un peu flou pour l’instant. Après j’ai des courses en tête que j’apprécie et que je sais que j’ai de grandes chances d’y être comme le Circuit des Ardennes ou Liège-Bastogne-Liège au mois d’avril. Ce sont deux courses qui se suivent et où j’ai hâte de performer.
Avant cela, au mois de février et mars, j’ai envie de marquer le coup d’entrée, éviter le retard pris l’an dernier à cause des allergies et être performant dès le début de saison pour lancer la dynamique.
À la question, quel regard Esteban Foucher porte sur les coureurs qui tiennent le haut de l'affiche comme Tadej Pogacar ou Paul Seixas, le coureur virois répond : « Ça nous rappelle le boulot qui reste à faire. Paul, je le connais bien, je courais avec quand on était petit. C'est encourageant de voir qu'un mec comme ça est à ce niveau-là. Ça montre que tout est possible et qu'il faut garder le cap. Je sais qu'on pourrait avoir tendance à se comparer et vite se rabaisser, donc autant essayer de voir la chose positivement et se motiver grâce à eux. Ce sont des modèles, des niveaux à atteindre. »