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À seulement 17 ans, Moïse Kouamé s’invite avec panache dans le cercle restreint des grands espoirs du tennis français. Natif de Sarcelles, il a fait sensation dès le printemps, révélant son talent à Roland-Garros face au public hexagonal. Six mois plus tard, le jeune joueur vient de décrocher à Brest son tout premier titre professionnel dans le circuit Challenger. Cette performance, signée contre l’Américain Martin Damm, 105e mondial, confirme l'envol d’un prodige déjà suivi de près par les connaisseurs. Au terme d’une finale haletante ponctuée par deux tie-breaks, Kouamé franchit une étape symbolique et marque l’histoire de cette compétition bretonne. Son ascension, encadrée par l’expertise de Richard Gasquet à l’entraînement, nourrit déjà l’espoir d’un futur champion.
Ce week-end à Brest, l’effervescence était au rendez-vous pour la finale du Challenger 100 du Brest Open Groupe Vert. Face à Martin Damm, 105e mondial et tête de série numéro 5, Moïse Kouamé a livré une prestation d’une maturité étonnante pour son âge. Le match, disputé devant un public conquis, s’est joué en trois sets intensifs : 6-4, 6-7 (5), 7-6 (4).
Le premier set est dominé par Kouamé, alliant puissance et lucidité, tandis que le second set bascule au tie-break pour l’Américain, qui ne cède jamais mentalement. Dans l’ultime manche, alors qu’il concède un break à 3-2, le Français ne lâche rien. S’appuyant sur son sang-froid, il parvient à revenir, puis à conclure sur un nouveau jeu décisif. Cette victoire, remportée dans la douleur et avec caractère, symbolise un cap franchi dans la carrière du Sarcellois. "Je compte poursuivre ma progression à ma manière et à mon rythme", a-t-il confié au sortir du court, illustrant sa volonté de garder le cap sans brûler les étapes.
Ce premier titre Challenger est d’autant plus marquant qu’il intervient après une percée remarquée à Roland-Garros au printemps, rappelant le parcours de Loïs Boisson, demi-finaliste française la saison précédente sur le circuit féminin. Grâce à ce sacre, Kouamé bondit au classement mondial : en début d’année, il pointait à la 876e place de l’ATP. Il va désormais intégrer le groupe des 132 meilleurs joueurs du monde selon le classement publié le lundi suivant la finale. Ce saut spectaculaire au classement matérialise à la fois son potentiel et la dynamique construite autour de son jeu offensif, sous le regard avisé de son coach Richard Gasquet.
Cette consécration brestoise n’apporte pas que des honneurs sportifs. Elle s’accompagne également de récompenses très concrètes : Moïse Kouamé empoche une prime de 23 750 euros pour son succès, une somme en hausse de 15 % par rapport à l’édition 2025. Ce montant illustre l’essor du tournoi, désormais classé Challenger 100, et montre la place grandissante du joueur dans l’économie du circuit. En s’imposant sur la côte bretonne, Kouamé porte à plus de 500 000 dollars ses gains en carrière, dont l’essentiel (450 000 dollars) accumulé au cours de cette seule saison 2026. Un cap que peu de joueurs atteignent à 17 ans et une marque de précocité qui attire l’attention du monde du tennis.
L’autre récompense sportive d’envergure, c’est l’invitation décrochée pour participer au Rolex Paris Masters la semaine suivant sa victoire, conséquence directe du forfait du joueur tchèque Jakub Mensik. Cette participation lui ouvre le tableau final du prestigieux RDV parisien, où la dotation minimum s’élève à 25 220 euros même pour un joueur éliminé dès le premier tour. C’est ainsi l’occasion pour Kouamé de se frotter à l’élite mondiale sur une scène majeure, à peine une semaine après avoir décroché son premier trophée professionnel en simple.
Sources : Sports.fr, Sportune