Apex Scores Lite Apex Scores Lite flag
back Retour
« J'ai des touches » : avant la Route du Rhum, Arnaud Boissières cherche toujours un co-partenaire
Arnaud Boissières est toujours à la recherche d'un co-partenaire avec April Marine.
Arnaud Boissières est toujours à la recherche d’un co-partenaire avec April Marine. ©Photo transmise au Journal des Sables

Le skipper des Sables-d’Olonne Arnaud Boissières (April Marine) s’apprête à prendre le départ de sa cinquième Route du Rhum, à Saint-Malo.
Avant cette nouvelle aventure, le navigateur évoque ses ambitions, mais aussi sa recherche de sponsors pour poursuivre son projet sportif en toute sérénité avec le Vendée Globe 2028 en ligne de mire.

Journal des Sables : bonjour Arnaud, comment tu vas ?

Arnaud Boissières : ça va super, à quelques jours de partir pour Saint-Malo. L’échéance approche, donc super ! Je suis devenu papa le 17 septembre dernier d’une petite fille, tout va bien.

Pour rappel, tu as repris le bateau de Benjamin Dutreux, comment se passe l’adaptation ?

Ça fait un an et demi, donc il n’y a plus vraiment d’adaptation. C’est un bateau que j’ai en main. On a fait la saison dernière en duo avec Benjamin. Oui, ça m’a évidemment aidé, car il m’a donné les cartes qu’il avait en main. Ça m’a aidé également sur le plan technique, car son équipe a travaillé sur le bateau en même temps que mon équipe, donc on a pu partager les compétences. Et c’est top, car je vois Benjamin régulièrement. Pour le bateau, nous avons ajouté quelques éléments pour la performance.

Justement, quels éléments ?

On a essayé de simplifier certaines choses, on essaie d’améliorer des choses en performance pure. On a des tableaux de réglages assez précis que l’on n’avait pas avant, notamment grâce à Julien Pulvé, qui nous accompagne. C’est l’ancien skipper remplaçant de Yannick Bestaven sur Maître Coq. Il est avec nous régulièrement pour la performance pure, donc c’est sympa. Le bateau est bien, je pense que l’on a un petit gain par rapport à ce que l’on avait l’année dernière. On a également développé notre système à hydrogène vert. La bouteille est plus lourde, mais une pile plus légère pour combattre le gazole perdu en mer et éviter de démarrer le moteur. On essaie de faire avec les moyens du bord financièrement aussi.

Comment se passe ta recherche de sponsors ?

Vu le contexte actuel, j’ai tendance à dire que ça se passe plutôt bien. La valeur de mon projet, c’est que j’ai un collectif de partenaires important. En tout, nous sommes quarante. Depuis juillet, j’ai de nouveaux petits partenaires qui arrivent. Il y a six ans, April Marine, sponsor principal, était un de ces petits partenaires. C’est tout frais, on a peint April Marine sur l’autre face de la grand-voile. Le collectif de partenaires me fait confiance.

En parlant de ça, es-tu toujours à la recherche d’un co-partenaire avec April Marine ?

Oui, on cherche encore des petits partenaires ou un co-partenaire pour nous accompagner. On n’est pas dans le rouge et on est en mesure de tenir nos échéances. L’objectif serait d’être plus à l’aise financièrement, mais aussi de pouvoir acheter une nouvelle paire de foils pour gagner en performance. On sait que les temps sont durs, donc l’idée est d’agir en bon père de famille. Même si je ne trouvais pas d’autres partenaires, je participerais au Vendée Globe 2028. Mais je reste assez optimiste : l’année du Vendée Globe, il y a toujours des partenaires qui viennent se greffer au projet.

As-tu des touches concernant ce co-partenaire ?

Oui, j’ai eu pas mal de touches, surtout depuis la Vendée Arctique. J’ai une touche avec un potentiel co-partenaire, mais il est ok qu’à partir de 2027, donc je ne peux pas en parler. Je suis comme Saint-Thomas, je ne crois que ce que je vois. Le retour de la Route du Rhum sera important, la manière dont je la fais aussi. Ça me permettra de concrétiser ce prospect. Mais ça reste des paroles de Vendéens, donc les paroles de Vendéens sont de bonnes paroles en général !

Julien Pulvé, Arnaud Boissières, Patrice Angelloz et Tim Darny.
L’équipe du skipper avant de rejoindre Saint-Malo. Julien Pulvé, Arnaud Boissières, Patrice Angelloz et Tim Darny. ©Photo transmise au Journal des Sables

Enfin, que vises-tu sur la Route du Rhum ?

Si je pouvais offrir une belle performance sur la Route du Rhum à mon nouveau-né, ce serait un joli cadeau. Une belle performance, ce serait terminer dans les dix premiers. Il faut rester serein et lucide : sur le papier, il y a quatorze bateaux plus performants que le mien, avec des marins et des navigatrices très performants. Il faudra aussi être opportuniste, aller chercher des options différentes de celles des autres et saisir les bonnes occasions. Mais le principal, c’est d’arriver au bout, de prendre du plaisir et de montrer la chance extraordinaire que nous avons de naviguer. C’est ma cinquième Route du Rhum. C’est quand même un sacré privilège de prendre le départ d’une cinquième édition, avec un bateau aussi performant !

Vous aimerez peut-être

Une passion née à Port-Blanc : le Breton Francis Le Goff à la tête de sa cinquième Route du Rhum

Actu il y a 2 jours

Charente-Maritime : Jean-Baptiste Ternon, un skipper rochefortais prêt à se lancer vers la Route ...

SUD OUEST il y a 7 heures

Route du Rhum. Jérémie Beyou peut gagner avec une demi-coque d’avance : « Je serai compétitif, la...

SUD OUEST il y a 5 heures

« À bout de forces », le plus jeune concurrent de la Golden Globe Race a décidé d’abandonner la c...

Actu il y a 35 minutes

Tanguy Caradec s'élance sur la Route du Rhum après avoir perdu son père en mer : ces raisons poig...

Télé Star il y a 22 heures