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L’appétit vient en mangeant pour Paul Seixas. Pour sa première saison au plus haut niveau, le chef de file de l’équipe Decathlon-CMA CGM s’est fait un nom en remportant le Tour du Pays Basque puis La Flèche Wallonne avant de prendre la quatrième place du Tour de France. Une année qu’il a conclu de manière exceptionnelle avec une victoire en solitaire à l’occasion du Tour de Lombardie, épreuve qui était la chasse gardée d’un certain Tadej Pogacar depuis cinq ans. A l’occasion d’un entretien accordé au quotidien italien La Gazzetta dello Sport, le natif de Lyon n’a pas caché que « 2026 a été excellente » et en être « très content ». Mais il ne veut pas s’en contenter.
Dominé par le Slovène sur les routes de Liège-Bastogne-Liège après avoir été le dernier à lui résister, Paul Seixas compte passer encore un niveau. « Je ne suis pas là pour attendre le déclin de Tadej Pogacar, a-t-il lancé. Je veux le battre tant qu’il est au sommet de sa forme. » Une ambition qui pourrait lui permettre de briser la malédiction qui règne sur le Tour de France, qu’aucun coureur français n’a pu remporter en 41 ans et le dernière succès de Bernard Hinault. « Ce ne sont pas des choses qui me dérangent, a-t-il confié à cette question d’être le successeur. Cela ne me distrait pas non plus de mon travail. Je suis simplement heureux d'avoir entrepris ce voyage. » Mais, avant de rêver au maillot jaune sur les Champs-Elysées, Paul Seixas pourrait se tourner vers le maillot rose du Giro.
Le parcours de l’édition 2027 sera dévoilé ce mercredi et ses contours ont tout pour lui convenir. Une présence en mai prochain sur les routes transalpines qui est loin d’être écartée par le Rhodanien. « Pour l'instant, tout est possible concernant le programme de course de la saison prochaine, a-t-il néanmoins répondu de manière diplomatique. Nous en discuterons avec l'équipe et déciderons ensemble de la meilleure solution. » Une présence sur le Giro qui pourrait remettre en cause une deuxième participation au Tour de France quand Tadej Pogacar a d’ores-et-déjà évoqué la possibilité de doubler Grande Boucle et Vuelta en 2027. En tout cas, s’il devait prendre part au Tour d’Italie pour la première fois, il aurait tout pour aborder l’épreuve avec l’étiquette de favori.