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Personne ne l’avait vu venir. Pas même son clan. Peres Jepchirchir, 33 ans, championne du monde en titre du marathon, a été suspendue provisoirement après un contrôle révélant la prise d’EPO, a annoncé vendredi l’Unité d’intégrité de l’athlétisme (AIU), relayée par l’AFP. Le contrôle a précédé sa victoire au marathon de Sydney, le 30 août.
Son agent, Gianni Demadona, qui l’accompagnait depuis treize ans, reconnaît lui avoir fait confiance, à tort. Son verdict claque : « Elle gâche une longue et incroyable carrière et la termine de la plus mauvaise des façons. »
À Nairobi, la pilule est dure à avaler. Plus de 140 athlètes kényans ont été suspendus ou bannis depuis 2017, et Ruth Chepngetich, recordwoman du monde (2 h 09 min 56 s), a pris trois ans l’an dernier. Plus gênant encore (le timing est cruel), le pays vient d’obtenir les Mondiaux 2029, les premiers organisés en Afrique.
« Un choc, notamment en raison du calibre de Jepchirchir », souffle Barnabas Koris, vice-président du comité olympique kényan. Le feuilleton ne fait que commencer.