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Le vent a tourné autour de Gianni Infantino, et c’est un souffle venu d’Asie. Selon RMC Sport, la Confédération asiatique de football a officialisé son soutien au président de la Fifa pour l’élection de mars prochain, où l’Italo-Suisse, en poste depuis 2016, brigue un quatrième et dernier mandat. Le geste a d’autant plus de relief qu’il intervient quelques mois seulement après une fronde dans laquelle l’AFC s’était rangée aux côtés de l’UEFA et de la CONCACAF.
Ce revirement s’explique en grande partie par la disparition de l’objet du litige. Le projet de société commerciale de la Fifa, dont le capital aurait été ouvert à des investisseurs privés, avait fait monter la contestation avant d’être finalement abandonné. Sans cette pierre d’achoppement, la réconciliation est apparue comme une évidence politique : les principes ont cédé la place au pragmatisme, et les anciennes lignes de fracture se sont refermées plus vite qu’on ne l’imaginait.
Cheikh Salman ben Ebrahim al-Khalifa ne cherche d’ailleurs pas à masquer la volte-face. Le président de l’AFC a réaffirmé son « engagement total » envers Infantino et son leadership, tout en reconnaissant les différends passés et en invitant les fédérations asiatiques à avancer ensemble. Un discours d’apaisement qui ressemble à une main tendue autant qu’à un ralliement stratégique, au moment où chaque voix compte.
Et celles de l’Asie pèsent lourd, avec ses 46 fédérations membres. Si l’UEFA et la CONCACAF restent, elles, opposées au patron de la Fifa, aucun adversaire sérieux ne s’est pour l’instant déclaré, à moins d’un mois de la date limite de dépôt des candidatures, fixée au 18 novembre. Le scrutin n’est pas encore joué, mais l’opposition, elle, a déjà perdu un allié de poids, et avec lui une partie de sa capacité à bousculer le favori.