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À un mois des dernières courses de la saison, la F1 reste confrontée aux incertitudes géopolitiques au Moyen-Orient sur fond d'élections cruciales aux USA et en Israël, mais le compte à rebours est lancé.
Si les Grands Prix du Qatar et d'Abou Dhabi sont toujours programmés, les tensions régionales suscitent des inquiétudes parmi certains membres du paddock.
Les pilotes, en revanche, n'auraient formulé aucune demande officielle d'annulation en s'alignant sur la position officielle.
Le championnat 2026 approche de son dénouement, avec Kimi Antonelli désormais tout proche de décrocher son premier titre mondial. Cependant, la question du maintien des deux dernières épreuves demeure ouverte, alors que les tensions au Moyen-Orient continuent de peser sur l'organisation des événements sportifs internationaux.
La Formule 1 a déjà été directement affectée par cette situation au printemps. En mars, les organisateurs avaient annoncé l'annulation des Grands Prix de Bahreïn et d'Arabie saoudite pour des raisons de sécurité. Stefano Domenicali, CEO de la Formule 1, avait alors reconnu qu'il s'agissait d'une décision difficile, mais nécessaire compte tenu de la situation régionale.
L'épreuve de Bahreïn avait finalement été remplacée par une course organisée sur le circuit de Sepang, en Malaisie, qui retrouvait ainsi le calendrier pour la première fois depuis 2017. Disputé en octobre, ce Grand Prix avait été remporté par Max Verstappen. La fin de saison doit désormais se dérouler au Qatar, le 29 novembre, puis à Abou Dhabi, le 6 décembre.
Ces deux destinations restent néanmoins concernées par les risques liés aux tensions régionales, plusieurs pays occidentaux ayant publié des recommandations de prudence concernant les déplacements au Moyen-Orient. Les organisateurs du Dakar ont ainsi renoncé à maintenir leur épreuve en Arabie saoudite. Malgré ce contexte, la Formule 1 s'en tient pour le moment son calendrier initial.
La date-butoir du 9 novembre, au lendemain du verdict des élections américaines de mi-mandat, est néanmoins citée comme l'échéance ultime avant l'annonce de l'annulation des deux manches prévues au Moyen-Orient et leur remplacement par une finale sur l'autodrome Dino & Enzo Ferrari début décembre.
Les responsables du championnat continuent de surveiller la situation, sans avoir annoncé de modification concernant les deux dernières manches. La question de la sécurité se pose également dans d'autres disciplines. En MotoGP, environ deux tiers des pilotes auraient demandé l'annulation de l'épreuve prévue au Qatar, estimant que les conditions actuelles ne garantissaient pas suffisamment leur sécurité.
Les organisateurs du championnat motocycliste n'auraient toutefois pas l'intention de répondre favorablement à cette demande. En Formule 1, la situation semble différente. Aucun vote n'a été organisé parmi les pilotes et aucune demande collective d'annulation ou de dispense de déplacement n'a été formulée.
Cela ne signifie pas que l'ensemble du paddock partage le même niveau de confiance. Certains membres des écuries et représentants des médias seraient réticents à l'idée de se rendre dans la région, notamment par crainte de rester bloqués sur place en cas d'aggravation du conflit. Une éventuelle escalade des tensions entre les États-Unis et l'Iran constitue également un facteur d'incertitude supplémentaire.
Les organisateurs devront donc continuer à évaluer les conditions de sécurité et les possibilités de déplacement dans les prochaines semaines. Pour l'instant, rien n'indique officiellement que les Grands Prix du Qatar et d'Abou Dhabi seront annulés. Mais une détérioration rapide de la situation pourrait contraindre la Formule 1 à revoir ses plans, avec la possibilité de voir le championnat 2026 se terminer plus tôt que prévu.