Retour
Contre l'USAP, ce samedi après-midi (16 h 35), au stade Ernest-Wallon, le Stade Toulousain doit faire avec une infirmerie bien remplie notamment dans son pack d'avants. Si l'absence des Ramos, Willis ou Marchand impacte fortement le quadruple champion de France, la bande d'Ugo Mola pourra compter sur un effectif toujours aussi fourni en qualité.
C’est l’une des interrogations du début de saison : quand est-ce que l’infirmerie du Stade Toulousain arrêtera de se remplir ? Une hécatombe touche le quadruple champion de France en titre. Si depuis la première journée de championnat toutes les équipes voient des éléments garnir les rangs des absents, à plus ou moins grande échelle, en Haute-Garonne, la bande d’Ugo Mola n’est en rien épargnée.
Et avant la venue de l’USAP, ce samedi après-midi (16 h 35), les rouge et noir vivent au rythme des blessés. Chaque semaine un ou plusieurs joueurs gagnent les rangs de l’infirmerie. Après la coupure européenne, et sa victoire difficile contre Exeter au Stadium dimanche (43-40), le Stade Toulousain a vu les deux centres Santiago Chocobares (commotion) et Tommaso Menoncello (entorse acromio-claviculaire) rejoindre les autres indisponibles. Il faut également ajouter le pilier gauche Rodrigue Neti, suspendu pour trois semaines suite à son carton rouge dimanche.
Il est donc logique de se demander quelle composition d’équipe le manager toulousain Ugo Mola pourra-t-il aligner contre les sang et or. Comme réponse, il est facile de dire que le Stade a un effectif long comme le bras, où chaque poste est doublé voire triplé. Et que, quoi qu’il arrive, en face de l’USAP, il y aura une sacrée paire d’internationaux. Rien ne semble atteindre cette équipe, déjà leader du championnat six journées, et sur une série de six succès consécutifs toutes compétitions confondues. Sauf que le nombre d’absents devient de plus en plus problématique à Ernest-Wallon.
En première ligne, le polyvalent David Ainu’u et le droitier Malachi Hawkes n’ont pas encore joué de la saison, quand le talonneur Julien Marchand (ischio-jambiers) est forfait pour plusieurs semaines. C’est en deuxième ligne où la situation est la plus délicate à Toulouse. Clément Vergé (genou) s’est blessé pendant le stage de pré-saison, Emmanuel Meafou (genou) sera de retour en fin d’année, quand Thibaud Flament (épaule) s’est fait opérer dernièrement et reviendra en 2027. En attendant la signature du Néo-Zélandais Jimmy Tupou comme joker médical, il ne reste que Joshua Brennan, Efrain Elias et Roméo Bonnard-Martin comme deuxième ligne de métier. Le pilier droit Joël Merkler a dépanné dans la cage.
La troisième ligne aussi a été touchée. Le capitaine Jack Willis (genou) reprend à peine l’entraînement, Alexandre Roumat a été commotionné contre Bayonne. Anthony Jelonch a, quant à lui, retrouvé la compétition dimanche dernier, Matthis Castro-Ferreira et Léo Banos pourraient l’imiter ce week-end contre l’USAP.
Chez les trois-quarts, en plus de Chocobares et Menoncello, Toulouse doit également faire sans le centre Pierre-Louis Barassi (cheville) et l’ailier Nelson Epée (pied). Valentin Delpy est en phase de réathlétisation. Juan Cruz Mallia (genou) est également forfait. Et puis, il y a l’absence du métronome et buteur hors pair Thomas Ramos (cuisse), qui a rechuté à l’entraînement.
Mais malgré toutes ces absences au Stade Toulousain, l’équipe qui sera alignée contre l’USAP sera d’une qualité très élevée. C’est tout le paradoxe en Haute-Garonne. Parce que les rouge et noir accueilleront sans doute les Catalans avec Mauvaka, Baille, Cros, Jelonch, Théo Ntamack, Dupont, Romain Ntamack, Gourgues, Capuozzo, Thomas et d’autres. Sans compter sur les jeunes qui ont glané le derby contre Castres il y a quelques semaines (7-8). Quoi qu’il arrive, et les sang et or le savent, le défi s’annonce immense contre ce qui se fait quasiment de mieux en Europe.